iFan » Reporters La culture geek au quotidien Mon, 09 Jul 2012 16:24:54 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.4.1 Screenings Orange Cinéma Séries : Séries en série… /2012/07/screenings-orange-cinema-series-series-en-serie/ /2012/07/screenings-orange-cinema-series-series-en-serie/#comments Thu, 05 Jul 2012 19:56:35 +0000 Laurent /?p=13046

Un après midi à regarder des séries. N’est-ce pas le bonheur de beaucoup de sériphiles ? Mais attention, pas les séries que l’on connait par coeur, mais de la nouveauté. C’est ce que j’ai fait grâce à iFan et au Screenings Orange Cinéma Séries. Comme un patron de Network américain regardant des pilotes de séries pour créer sa grille de programme, nous étions invités à découvrir les séries proposées par Orange Cinéma Séries à la rentrée.

Arrivé à 14h pour le début des projections, on nous remet un petit carnet avec le programme et un stylo lumineux, arme ultime du « reporter critique ». Avec aussi de quoi se sustenter entre deux épisodes. Une très belle organisation, il faut le noter.

J’ai pu voir quelques séries en agréable compagnie et en voici un petit débrief.

VEEP : Créée par Armando Iannucci et produite par Judd Apatow avec Julia Louis-Dreyfus

Le VEEP c’est le vice président américain. Enfin la vice présidente dans cette comédie qui nous raconte son quotidien forcément moins palpitant que celui du président. Juia Louis-Dreyfus que j’aimais beaucoup dans Seinfeld emmène le personnage avec énergie. Entouré de bras cassés ou d’arrivistes elle doit faire avec le rôle ingrat de « deuxième ». Ce 26’ est dans un registre plus réaliste que Spin City qui traitait du même thème. Moins de répliques cinglantes et de personnages déjantés. Pas de gros éclats de rire, embêtant pour une comédie mais des personnages suffisamment travaillés pour avoir l’envie de connaitre la suite. A confirmer.

Girls : Créée et jouée par Lena Dunham, produite par Judd Apatow

Les Girls ici sont au nombre de quatre. new-yorkaises, à peine 25 ans et sans but réel dans la vie. L’héroïne voit ses parents lui couper les vivres au début du pilote. Comme précédemment ce format un peu sitcom se trouve ancré dans une réalité pas drôle. Grossesse non désirée, rapports sexuels à la limite du malsain et humiliation professionnelle font le quotidien des nos « girls » qui prennent tout ça avec une étonnante décontraction. Parfois mal à l’aise, on rit quand même mais surtout l’interprète principale porte la série avec fraicheur et donne aussi envie de voir la suite.

Life’s too short : Créée par Ricky Gervais, Stephen Marchant et Warwick Davis

L’incroyable Ricky Gervais revient avec une idée de Warwick Davis, le nain acteur le plus connu de Grande Bretagne (Willow c’est lui). A travers un vrai faux documentaire, Davis nous raconte sa vie d’acteur has been et sa vie personnelle ratée. Parlant face caméra et étant filmé dans son quotidien, les scènes hallucinantes s’enchainent avec beaucoup de fous rire à la clé. Très osé, génialement porté par Davis lui même, la série est irrésistible. A voir absolument la présence de Liam Neeson incroyable. Cela va loin, pourrez vous suivre ?

True Blood : Créée par Alan Ball

Je ne connais pas True Blood. Mais comme d’habitude, je n’ai pas peur d’aborder une série par une ouverture de saison sans en avoir rien vu. Si la série est bien écrite ce n’est pas un souci. Et je dois avouer que True Blood est plutôt sympa. Un côté très très soap avec de multiples personnages et des relations entre eux assez complexes. Visiblement, 4 saisons ont amené une mythologie conséquente. Alan Ball s’amuse avec la sexualité, la mort et le pouvoir avec beaucoup plus de légèreté que dans Six Feet Under. Si on aime le genre.

J’ai dû partir au milieu de la série de projection pour cause d’un autre événement dont vous lirez bientôt le compte rendu ici même.

Cette journée organisée par Orange Cinéma Séries avait pour but de présenter les différents achats de la chaine à péage en matière de séries (et aussi une diffusion à 24h d’écart de certains séries après les USA). Un partenariat avec HBO fait que nous avons vu exclusivement des produits de ce réseau, et des produits de qualités. La mission du service de donner envie de s’abonner est réussie (même si réservé aux abonnés Orange), il est presque dommage que le sériphile n’ai plus le gout de s’asseoir devant sa télévision pour consommer son addiction. Mais ceci est un autre problème…

Laurent

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[Critique Reporter] L’Âge de Glace 4 : Vous en reprendrez bien une 4ème part ? /2012/06/critique-reporter-lage-de-glace-4-vous-en-reprendrez-bien-une-4eme-part/ /2012/06/critique-reporter-lage-de-glace-4-vous-en-reprendrez-bien-une-4eme-part/#comments Wed, 27 Jun 2012 07:00:51 +0000 Nassima Demiche /?p=13020

Ah l’éternel débat de la « suite » surtout quand la suite est le 4ème opus. Est-ce que c’est légitime? Ils font du réchauffé…Mais en même temps quand un univers plaît, que les personnages sont attachants et que le public est toujours au rendez-vous, qu’est-ce qui empêche des producteurs de remettre le couvert ?

Le fil rouge.

Oubliez tous ce que vous avez appris en S.V.T sur la formation des continents, les plaques tectoniques et autres failles et volcans. Dans l’Âge de Glace, on apprend qui est RÉELLEMENT à l’origine de ce bouleversement séismique.

Plus décidé que jamais à attraper son gland, Scrat va à son insu déclencher le plus grand cataclysme que la Terre ait connu : la dérive des continents - Continental Drift en V.O, on dirait limite un nom de jeu de course (oui Fast & Furious 3 est passé par là).

A cause de ce changement brutal d’environnement, Manny, Diego et Sid se retrouvent séparés du reste de la horde, et les voilà partis pour leur plus grande aventure ! Essayant de rejoindre leurs amis et famille à tout prix, ils utilisent un iceberg comme bateau et se retrouvent dans un périple maritime homérique. Durant leur odyssée, ils vont rencontrer des « sirènes », explorer un nouveau monde et même affronter de terribles pirates. Si ce voyage va permettre à Diego de trouver l’amour, Sid se voit confier sa grand-mère, avec qui il formera une belle et drôle équipe. Manny qui est devenu papa dans l’épisode 3, doit gérer une ado mammouth. Quant à Scrat, la poursuite de son insaisissable gland ne cesse de le mener dans des endroits improbables où il subit parfois le pire et cause immanquablement des désastres – ce ne sont pas les habitants de l’Atlantide qui vous diront le contraire. Trouverait-on une philosophie derrière tout ça : parfois il faut savoir laisser tomber avant de provoquer une catastrophe…

Ce 4èAme volet de la saga « préhistorique » a été pensé en 3D en amont, afin d’avoir un rendu propre et cohérent.

Équilibre déséquilibré

Scrat qui était au départ un élément comique de plus, a pris une telle envergure que lors des passages traînant en longueur, on est juste impatient de le retrouver. Comme si ses galères nous rappelaient les nôtres.
Comme disaient les Shadocks : en essayant continuellement on finit par réussir, donc plus ça rate plus on a de chance que ça marche.

Sa popularité est telle, que le 21 juin dernier, le Musée Grévin inaugurait la statue de cire de l’écureuil préhistorique le plus populaire de l’Hexagone, immortalisé bien évidemment avec son gland. Depuis Lara Croft, aucun autre personnage de fiction n’avait eu cet honneur.

Même si on s’amuse beaucoup et que les dialogues sont toujours aussi drôles, on regrette le Sid des premiers épisodes, celui qui portait, limite à lui seul tout le film, grâce à des répliques et des situations totalement loufoques.
C’est moi où Diego ressemble à Vincent Cassel (dont il double la voix en français) ? On n’adhère pas du tout aux problèmes père/fille que rencontrent Manny et Pêche. Peut-être parce que les ados sont particulièrement caricaturés et la moindre réplique agace.  Il faut rappeler que le premier épisode sortait en 2002 et surfait sur la vague et le style amené par Shrek, c’est-à-dire un « dessin animé » destiné principalement aux adultes compte tenu des références et de l’humour, bien que les enfants ne soient pas lésés. Cette fois, ce 4ème volet est clairement destiné à un public jeune.

Bref, on s’amuse tout de même. Cela reste techniquement un excellent film d’animation et d’une certaine manière, qui réussi l’exploit, on ne sait comment, de pallier à un scénario bien maigrichon et vraiment peu original.

Nassima

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[Critique Reporter] Rock Forever : Party Rock Anthem /2012/06/critique-reporter-rock-forever-party-rock-anthem/ /2012/06/critique-reporter-rock-forever-party-rock-anthem/#comments Tue, 26 Jun 2012 15:31:10 +0000 Nassima Demiche /?p=13012

À l’instar de Mamma Mia qui se voulait un hommage aux tubes de ABBA, Rock of Ages – traduction débile et inutile en Français : Rock Forever – est une ode aux tubes des 80’s : We’re Not Gonna Take It de Twisted Sister, Pour Some Sugar on Me de Def Leppard, Don’t Stop Believin’ de Journey, Can’t Fight This Feeling de REO Speedwagon et autres We Built This City de Jefferson Starship.

Ce n’est pas la première fois qu’un musical de Broadway est adapté sur grand écran, c’est d’ailleurs la deuxième fois qu’Adam Shankman, (chorégraphe, producteur, réalisateur) s’essaye à cet exercice.

Rock of Ages nous offre un casting de prestige, bien que les leading roles soient tenus par deux jeunes acteurs multi-cartes (chanteurs, danseurs…), Julianne Hough (Burlesque, Footloose) et Diego Boneta (90210, Pretty Little Liars).

Une combinaison que semble apprécier le réalisateur qui, il y a 4 ans procédait de la même façon sur Hairspray.

1987.

On assiste à l’arrivée à Hollywood d’une jeune fille de Tulsa, Oklahoma, Sherrie, qui, à sa descente d’autobus sur le légendaire Sunset Strip, rencontre un gentil garçon, Drew, rêvant comme elle de faire carrière dans la musique. Il travaille au Bourbon Room, bar où se font des carrières. Il lui trouve un emploi de serveuse et tombe in love très rapidement.

Sauf que le club est menacé par la femme du maire (Catherine Zeta-Jones, dont les costumes ont dû être fortement inspirés par Sarah Palin), en croisade contre tout ce que ce lieu de perdition représente – et lui rappelle. Pour sauver les meubles, le propriétaire des lieux et son acolyte (Alec Baldwin et Russell Brand) comptent sur un dieu du rock (Tom Cruise) qui a commencé sa carrière ici et y donnera son dernier spectacle, s’il survit à la publication d’un article au vitriol signé par une journaliste de Rolling Stone (Malin Akerman) qui n’a pas la plume dans sa poche – ni la langue d’ailleurs.

Évidemment Rock of Ages, c’est toute une ère.

Célébration hédoniste du trio “sex, drugs and rockn’roll” en mode PG-13, parce que faut pas non plus trop choquer. On retrouve un certain romantisme à la manière d’un clip de The Cure, non dans l’intrigue, mais plutôt dans la façon de représenter cette époque. De la garde-robe et coiffures, en passant par des lieux mythiques, jusqu’à même la politique : le déclin de la société américaine (à petite dose, parce qu’une fois encore, faut pas trop choquer).

Structurellement, il y a des choses que l’on accepte quand on regarde un musical. Tels que les moments étranges qui amorcent le début d’une chanson, les morceaux qui ne conviennent pas tant que ça, ou encore le manque de réalisme. Le problème avec Rock of Ages, c’est que toutes ces étrangetés sont beaucoup trop remarquées. Néanmoins, il semblerait que le Rock‘n’Roll sauve le tout. Au final ce que l’on retient se sont les refrains des tubes des 80’s !

Le casting.

En parlant de ce qui marque : on ne peut tout simplement pas passer à côté de la prestation de Tom Cruise dans le rôle de Stacey Jaxx, icône du rock. L’exercice de total relooking nous avait déjà particulièrement étonné dans Tonnerre sous les Tropiques, où il s’était grimé. On le retrouvait dans la peau d’un producteur véreux, avec de l’embonpoint et une forte pilosité. Difficile de le reconnaître.

La performance est ici, tout aussi impressionnante. En effet, n’ayant jamais chanté auparavant, il a dû beaucoup entraîner sa voix. L’acteur a reçu des cours de chant pendant six mois pour faire face aux exigences de son rôle. Résultat : très convaincant.

Catherine Zeta-Jones, qui avait déserté les plateaux de tournage depuis quelques années maintenant, renoue dans Rock of Ages avec ses premières amours : le chant et la danse. On la retrouve aussi passionnée que dans Chicago, un autre musical qui lui avait valu la célèbre statuette d’or.

Paul Giamatti interprète à la perfection un producteur vénal, manipulateur et lâche qui a du mal avec l’animal de compagnie le plus orignal du rock’n’roll.

Quant au duo Alec Baldwin/Russell Brand, que retenir… sans doute la coupe de cheveux façon Joan Jett qu’arbore à la perfection le plus anglais des deux.

Enfin, au moment où Mary J.Blige apparait on est quand même surpris : « ah oui c’est vrai qu’elle était sur l’affiche ». C’est le risque dans des all-stars movie.

On ne peut décemment pas parler de musical sans s’arrêter un moment sur la soundtrack qui se reflète jusque dans la police de caractère du générique de début : un p’tit clin d’œil à AC/DC.

Un mot sur Don’t Stop Believin’ de Journey. Il faut dire qu’à son écoute lors de la scène finale, on ne peut s’empêcher de penser à Glee qui en a fait son hymne et a propulsé ce titre de la fin des 80’s dans le top des morceaux les plus téléchargés. C’est amusant de voir que la comparaison ne se porte même plus sur l’interprétation originale mais sur la reprise qu’en a fait le glee club de McKinley High.

Rock of Ages ne s’adresse pas exclusivement aux fans de musicals ou de Glee. Ce qui est remarquable dans les standards du rock des 80’s, c’est que sur les 12 morceaux de la B.O, même si on ne les connait pas par cœur : on est capable de fredonner quelques refrains, on a forcément entendu des reprises et on va inévitablement se diriger sur iTunes et cartonner nos potes en jouant à Guitar Hero.

Nassima

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[Reporter] Prometheus tenues ? /2012/05/critique-reporter-prometheus-tenues/ /2012/05/critique-reporter-prometheus-tenues/#comments Tue, 29 May 2012 14:22:30 +0000 Laurent /?p=12385

Ici Laurent de l’endroit où personne ne vous entend crier.

Grâce à Yohann me voilà un Lundi férié (pour certains) sur les Champs Elysées. Le Gaumont Marignan accueille une projection du très attendue : Prometheus de Ridley Scott. Retour à la science fiction de ce génial réalisateur à la carrière parfois inégale. Non Ridley je n’ai pas oublié G.I Jane.

L’attente dans la file fut plus courte que celle générée depuis des mois par le film. Annoncé comme un préquel d’Alien, puis finalement non. Un casting intriguant, des affiches discutables et la présence de Damon Lindelof, scénariste contesté de Cowboys et Envahisseurs et adulé sur Star Trek et Lost avec J.J. Abrams.

La pression est forte et l’excitation monte. On nous donne à l’entrée des sacs en papier. Pensant à un sac à vomi, la séance est en 3D, je comprends que je dois y laisser mon précieux téléphone. Je m’exécute et récupère mes lunettes 3D. Je suis prêt pour partir dans l’espace.

Alors je vais tacher de ne pas raconter l’histoire plus que ne le font les bandes annonces. Un groupe d’humains enquêtent sur une mystérieuse planète et y découvre plus que ce qu’ils sont venus chercher.

Après un pré-générique splendide le titre s’affiche, « à la Alien« . Le film y fera des références constantes et un élément clé nous dit bien que, oui l’univers est le même. Le visuel global du film est renversant, les moyens permettant à Scott de faire ce qu’il ne pouvait pas faire en 1979. Le casting est inégal. Noomi Rapace, Michael Fassbender et Charlize Theron écrasent les autres rôles. L’effet choral du premier Alien n’est pas là. Mais il arrive à tenir à bout de bras et d’émotions une histoire particulièrement mal ficelée.

Car le noeud du problème est là. Parfois confuse, la menace est difficile à saisir et les explications arrivent de manière non naturelle et un peu grossière. Damon Lindelof quand il n’est pas coaché par J.J. Abrams semble perdu. Et Ridley Scott peut enchainer les morceaux de bravoures et les scènes fortes, l’ensemble manque de cohésion.

Il est amusant de constater que la projection sera interrompue deux fois pour des problèmes techniques, comme si, à l’image du film, quelque chose ne tournait pas rond.

Il est impossible de ne pas ressentir une déception devant ce film, bien que meilleur que la plupart des productions de science-fiction actuelles. Mais le mythe d’Alien est trop fort et en ne choisissant pas ouvertement de le reprendre ou de s’en détacher, Scott nous livre un film frustrant devant tant de qualités et quelques défauts qui en gâchent l’ensemble.

Laurent Doucet

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[Critique Reporter] The Dictator : Call 911 !!! /2012/05/critique-reporter-the-dictator-call-911/ /2012/05/critique-reporter-the-dictator-call-911/#comments Tue, 22 May 2012 16:07:47 +0000 Nassima Demiche /?p=12301

« Jachnun , jachnun, halloooooooo !!!! »

C’est par ces salutations que The Dictator se présente au monde.

L’Amiral Général Aladeen, un combo de tous les tyrans de l’Histoire, chef suprême de Wadiya, pays imaginaire d’Afrique du Nord – la précision est importante, on ne sait jamais… – va « risquer » sa vie afin d’empêcher son pays de devenir une démocratie. Après s’être fait circoncire la barbe, signe TRÈS distinctif, il va devoir se faire à l’environnement étrange et exotique de la ville de New-York – oui ces qualificatifs peuvent également s’appliquer au monde occidental. C’est avec l’aide de Zoey (Anna Faris, Scary Movie, What’s Your Number) et d’un quiproquo qu��il va tenter de retrouver sa place de leader suprême.

Sacha Baron Cohen, une contradiction ambulante.

Qui peut se vanter d’avoir un doctorat et de créer des personnages aussi dingues que Borat, Bruno, et aujourd’hui l’Amiral Général Aladeen. Dans ce nouvel opus comico-trash, la politique sioniste des USA, Israël, Ahmadinejad, les Princes Saoudiens, les végétariens, le commerce équitable, tout y passe. Il faut savoir que l’écriture du scénario avait débuté bien avant le Printemps Arabe. Cette coïncidence du calendrier sert les intérêts du film. En effet, des répliques qui auraient pu être risquées sont non seulement les bienvenues mais leur sens comique y est décuplé.

La réalité est bien plus étrange que la fiction et ça, Baron Cohen l’a très bien compris. 
Il n’invente rien, il met juste en scène l’absurdité du monde. 
Soit on retiendra la fausse barbe et le fort accent, soit le discours sous-jacent. N’allons pas jusqu’à dire que The Dictator se veut être un plaidoyer contre la politique internationale des Maîtres du Monde, mais il n’empêche que l’Amiral Général Aladeen a le sens de la formule et du timing.

Évidemment c’est de très mauvais goût, parfois même lourd dingue, cf : l’accouchement dans une épicerie bio. Néanmoins, c’est sans doute volontaire afin que les coups de « génie » se fassent plus retentissants. 
On retiendra une plaisanterie sur les attentats du 11 Septembre, un peu exagérée, plein de clichés mais dans le même temps tellement réalistes quand on y réfléchit. Également, cet échange avec John C. Reilly (Chicago, Stepbrothers) qui interprète un homme chargé de sa sécurité, résume parfaitement les notions de géographie des américains : « je déteste les Arabes, ce qui inclut les noirs, les juifs et ces pédales bleues de Avatar ».

Enfin, les apparitions très remarquées de Megan Fox et d’Edward Norton lors de circonstances précises, ne sont pas que de simples caméos. Elles servent le discours de Cohen et Charles (Larry Charles, le réalisateur), elles ne sont que l’illustration d’une réalité évidemment très peu médiatisée. 
Ici, il est clairement question d’une nation qui se prostitue….

Un autre point fort et tout aussi contradictoire est la soundtrack. Une B.O dansante et originale entre un remix de Dr. Dre et une ballade de Souad Massi.

On doit être nombreux à se demander quelle tournure prendra la carrière de Sacha Baron Cohen PHd* ;). Va-t-il continuer d’inventer de nouveaux personnages, ou le verra-t-on dans des seconds rôles comme dans Hugo, le dernier Scorsese ou Sweeney Todd de Burton? Il semblerait que l’acteur va sortir de manière radicale de sa zone de confort, en incarnant Freddie Mercury dans un biopic consacré au légendaire groupe de rock Queen. Le tout sous la direction de Stephen Frears (The Queen).

N’allez pas voir The Dictator pour vous nourrir cinématographiquement (rien à voir avec Le Dictateur de C. Chaplin…) mais peut-être que votre appétit politico-médiatique se trouvera rassasié par le discours de fin d’Aladeen, ou plutôt dirais-je de Sacha Baron Cohen himself, qui vaut tout le film. Je ne spoilerai aucun morceau mais Mme Liberté Démocratie s’en prend plein les dents….

Allez bon film et “Death to the West !!!” (Mort à l’Occident !!!)

*doctorat

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[Event] 25 ans, c’est du Solid ! /2012/05/event-25-ans-cest-du-solid/ /2012/05/event-25-ans-cest-du-solid/#comments Sat, 12 May 2012 15:36:30 +0000 Laurent /?p=12202

Après la mission fantôme de la fois dernière, je pars cette fois en mission infiltration. Pour les 25 ans de Metal Gear, le créateur de la série Hideo Kojima était à Paris accompagné de Yoji Shinkawa designer d’une grande partie de la saga.

Le rendez-vous est pris au MK2 Bibliothèque le 9 mai à 19h30. J’arrive à 19h29. Une longue file d’attente où ne se trouve ni enfants, ni parents me susurre que je suis sur la bonne piste. Bon, cela pourrait être Avengers mais mes voisins évoquent une soirée FIFA 2012 donc plus de doute possible. Après une avancé lente, je rentre dans la salle. L’organisateur animateur n’est pas inconnu car ce n’est rien moins que Julien Chieze. Une fois installé, un film récapitulant les 25 ans de la saga nous est diffusé. Des images de la NES à la PS3 nous rappelle toute l’évolution de Metal Gear et la libération visuelle qui nous a tous soulagé. Les images de PS One pique un peu les yeux. Plusieurs passages rendent la salle enthousiaste ! Le public est à moitié blogueurs, moitié fans. Et  l’on verra par la suite que les fans sont particuliers.

À la fin de cette courte projection, M. Kojima et M Shinkawa entrent dans la salle escortés par trois militaires. Enfin, trois cosplayers de Snake Plissken. Effet très réussi. La Master Class démarre. Car oui, c’est bien une master class. Bien mené par Julien Chieze, la saga est abordée de sa génèse à son avenir. L’excellent traducteur permet d’avoir un rythme agréable.

Abordant ses débuts, Kojima est bluffé par Julien qui sort la boite d’un du premier jeu sur lequel il a travaillé : Pinguin Adventures. Ah ces fanboys quand même. Le maitre parle posément, tranquillement. On est toujours surpris de cette retenue, de cette presque simplicité que peuvent avoir de telles personnalités. Racontant son parcours, il évoque le projet d’un jeu de guerre que lui remet Konami. Il joue alors des limites de la machine (peu de sprites affichables en même temps) et une inspiration de La Grande Evasion pour orienter son jeu vers l’infiltration. Ce sera le premier du genre.

Kojima revient sur ses jeunes années et sur son plaisir à écrire romans, scénarios. Et cela se ressent beaucoup dans la narration de Metal Gear Solid. Le but est l’immersion total du joueur dans l’histoire. Et toutes les idées de Kojima vont dans ce sens, allant même jusqu’à briser les codes du jeu vidéo. Ce mélange de priorisation de la narration et de toutes les influences cinéma a donné à la saga cette patte si particulière.

Kojima revient aussi sur son enfance baigné de la crainte nucléaire, nous sommes dans l’après deuxième guerre mondiale, et cela explique la présence de ce thème dans les Metal Gear. Il nomme cela : la génération Godzilla.

Sur la cohérence entre les épisodes, les fans sont surpris d’apprendre que non, la série n’est pas écrite d’avance dans ses grandes lignes, le créateur étant persuadé que chaque épisode sera le dernier. Il voit cela comme la saga de films La planète des singes où chaque volet propose un point de vue différent. Du fait de la densification des personnages et de l’histoire, chaque épisode est de plus en plus difficile à concevoir. Kojima admet lui même des erreurs parfois, et souhaitait s’éloigner de la saga, ne devenir que producteur. Mais cette série est trop intiment lié à lui. Peut être arrivera t il à cela avec le spin off annoncé ? (Metal Gear Rising)

Julien Chieze enchaîne alors avec le deuxième invité, Yoji Shinkawa designer de la série à partir de Metal Gear Solid. Très vite sa passion du dessin reprends le dessus et l’artiste nous livre en direct un petit croquis tel que le faisait sa maman. Très vite il parle de la création de Snake qu’il a librement recréé. Shinkawa prend aussi beaucoup de plaisir à dessiner des robots « sexys ». Il se lance alors sous les acclamations du public par un dessin principalement à la plume de Snake. Un vrai plaisir de voir des traits noirs jetés sur le papier devenir petit à petit un des plus grand héros du monde vidéo ludique. Feuilletant son carnet de croquis, il passe des pages discrètement disant « je ne peux pas vous montrer ».

Julien conclue alors avec l’avenir de la franchise. Kojima continue de travailler avec Sony, et annonce une version jouable de Metal Gear Rising (développé par un autre studio) à l’E3. De son côté, l’avenir lui semble être le cloud gaming et le projet de cloud de Kojima Production s’appelle Fox Engine pour le moteur et Project Ogre pour le jeu. Julien qui a vu des images du Fox Engine s’avoue assez impressionné. Julien Chieze passe alors au statut de légende qui entoure Kojima. Lequel lui répond qu’il se met déjà très bien la pression tout seul sans penser au reste. Il se définit comme un alpiniste, incapable de savoir pourquoi il fait des jeux vidéos mais continuant à le faire.

Vient alors une flopée de questions du public. Alors, je tiens à dire qu’il m’arrive souvent de brocarder les journalistes et les blogueurs dans leurs interviews pour la médiocrité des questions ou le côté hyper convenu. Vu les questions posé à Kojima par les “fanboys”, je me demande si je ne préfère pas un peu de banalités. Ce que l’on a appris d’interessant est que Kojima imagine Hugh Jackman en Snake Plissken, qu’Illuminati en japonais est intraduisible, que Shinkawa a dessiné un Snake féminin et que l’envie d’être réalisateur cinéma n’a pas abandonné Kojima.

La soirée se conclue par une photo prise par Kojima lui même du public pour la poster sur son twitter, étant très actif sur le réseau de microblogging.

25 ans, et Solid Snake n’a pas pris une ride. C’est à cela que l’on reconnait un concept génial et une histoire efficace. Les héros ne vieillissent pas, nous par contre…

Laurent

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[Event] Protocole militaire pour Mission Impossible Protocole Fantôme /2012/04/event-protocole-militaire-pour-mission-impossible-protocole-fantome/ /2012/04/event-protocole-militaire-pour-mission-impossible-protocole-fantome/#comments Sat, 28 Apr 2012 15:59:43 +0000 Laurent /?p=12075

M’envoyer en expédition pour Mission Impossible, la mission n’était pas impossible pour Yohann… Donc me voilà une fois plus sur les routes pour la sortie, le 9 mai en Blu-Ray de MI 4 « Protocole Fantôme ».

Pour la critique du film je vous renvoie sur le blog où l’excellent CityStars nous dit tout et le reste.

Pour nous présenter la fameuse galette, un mail étrange nous donnait rendez-vous place de la Concorde pour être emmener ensuite dans un lieu secret. Mon esprit se met à vagabonder sur des lieux hauts en chic et en dorure, tapis rouge épais et flûte de champagne transparente. Quand j’arrive au cœur de Paris, je me retrouve sous l’orage entre les touristes sortant des Tuileries et les marchands à la sauvette. Très vite je repère un groupe qui ne semble pas être touristique. Je m’approche et comprends que ce sont les invités de la soirée. Écoutant d’une oreille distraite, ça parle 24h Chrono, ça « Foursquairise » au milieu des touristes et rêve de voir Simon Pegg.

Notre bus arrive en parfait synchronisme avec un orage de grêle. Nous partons donc, étrange colonie de vacances à tendance geek. Très vite les visages de ses blogueurs parisiens palissent devant l’évidence, nous allons « en banlieue ». La terreur noue les ventres, le mien l’est juste par le mal des transports, la route étant bien embouteillée.

Et nous arrivons à la destination mystérieuse : le fort militaire d’Ivry sur Seine. L’entrée dans une structure militaire fait perdre la jovialité habituelle aux participants qui reprennent très vite des couleurs et décident d’en rire. Un capitaine nous accueille dans l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense où se trouvent les archives photos et cinéma du ministère de la Défense. Cette particularité permettra de se retrouver après une brève visite, dans une salle de projection.

Le lieu insolite et l’éloignement de Paris font que l’assemblée est curieusement un peu mal à l’aise. Après nous avoir gratifié d’un cadeau, nous nous installons. On nous projette alors le film dans son intégralité. Idée surprenante et un peu contestée au début, la qualité de cet action movie fait que la plupart replonge avec plaisir dans les aventures d’Ethan Hunt.

A l’issue du film la plupart des bonus nous sont montrés. Il s’agit de plusieurs documentaires d’une dizaine de minutes concernant le tournage des séquences épiques du film. Les cascades sur la tour de Dubaï, le parking automatisé et la tempête de sable nous prouvent que Brad Bird a très bien géré ce tournage de blockbuster, et que Tom Cruise, bien que m’inspirant beaucoup de rejet sur sa personne (scientologie, médias, etc…) est un acteur investi physiquement dans ses rôles et que ses personnages en sont crédibles et prenants.

J’ai toujours plaisir à le voir en salle, quelque que soit le type de film. Nous ne verrons pas les scènes coupées, derniers suppléments. Si le tournage de certaines séquences en Imax (Dubaï) justifie l’achat de ce Blu-Ray, les bonus bien faits sont quand même un peu court et très « l’équipe était formidable, nous aussi, on est super, etc… ». Une édition mince au vu de la production d’un tel film.

Repartant à la nuit tombée, nous entr’apercevons l’équipe organisatrice, le temps de se saluer. L’événement original par son lieu, a manqué un petit peu de chaleur, et je ne parle pas forcément de champagne, mais de plus d’échanges et de convivialité. Mais ne boudons pas notre plaisir, si vous avez aimez le film, un des meilleurs selon moi, de la franchise, rendez-vous le 9 mai dans votre magasin, numérique ou pas, préféré.

Ce message s’auto-détruira dans… non finalement Yohann me dit que vous avez tout le temps de le lire.

P.S : A la revue de ce film, je sur prêt à parier sur le prochain James Bond, si Daniel Craig abandonne la licence, en la personne de Jeremy Renner.

Laurent Doucet

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[Event] Call Me Fitz par Sabrina et Nassima /2012/04/event-call-me-fitz-par-sabrina-et-nassima/ /2012/04/event-call-me-fitz-par-sabrina-et-nassima/#comments Tue, 24 Apr 2012 16:22:52 +0000 Sabrina Menzer /?p=12023

Impossible de rater la venue de Jason Priestley à Paris et pour le blog iFan, nous l’avons retrouvé à la Cité de l’Architecture au pied de la Tour Eiffel pour la projection en avant-première de sa série Call me Fitz.

Dans cette série canadienne inédite en France, créée par Sheri Elwood, Jason Priestley marque son grand retour sur le petit écran.  Il interprète Richard Fitzpatrick, un vendeur de voitures d’occasion totalement borderline forcé à la rédemption. Un rôle d’anti-héro totalement à l’opposé de son personnage culte du gentil Brandon Walsh à houppette dans Berverly Hills 90210.

« C’est fantastique d’être capable de jurer, de boire… pouvoir faire cela est important car c’est ce qui habite les personnages. Ce degré de réalisme ne se trouve pas ailleurs, et le public comprend cela. »

Plusieurs fois primé, il est non seulement acteur, producteur mais aussi réalisateur de certains épisodes. C’est donc avec une grande décontraction et entouré de beaucoup de monde qu’il a pris le temps de parler de cette nouvelle aventure et même de poser pour le plus grand bonheur de certaines fans de la première heure.

« Fitz n’aurait jamais pu travailler au Peach Pit »

À Détroit, Richard FitzPatrick, dit « Fitz »est à  la tête de Fitzpatrick Motors, une concession de voitures d’occasion. Vendeur  malhonnête et débauché, il ne recule  devant rien pour conclure des ventes et  n’a qu’un rêve dans sa vie : ouvrir un bar de strip-tease qu’il appellerait le « Summer Wind ». Fitz s’amuse à brûler la vie par les deux bouts. Il aime l’excès, les filles, boire et  rouler vite à bord de gros bolides.

Alors qu’il emmène une cliente faire un tour pour conclure une vente, Fitz a un accident et perd connaissance. Quand il se réveille, il se retrouve face à un grand maigre nommé Larry, qui  prétend être sa conscience. Il deviendra son ange-gardien et tentera de le remettre sur le droit chemin.  Mais avec un tel personnage les choses ne vont pas se passer  aussi simplement…

La première saison de Call me Fitz c’est un peu le « Jason Priestley show », une comédie acide, décalée et méchante à suivre sur la chaine Séries Club à partir du 6 mai, tous les dimanches à 23h.
Sortie de la saison 1 en coffret 3 DVD le 1er juin 2012.

Sabrina et Nassima

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[Critique Reporter] La Cabane Dans Les Bois /2012/04/critique-reporter-la-cabane-dans-les-bois/ /2012/04/critique-reporter-la-cabane-dans-les-bois/#comments Tue, 24 Apr 2012 11:21:46 +0000 aterraki /?p=12014

Ne lisez pas cette critique !!

Vous pensez connaitre l’histoire ? Vous n’avez encore rien lu ? Vous n’avez pas vu le trailer ? TANT MIEUX ! N’allez surtout plus lire de critiques, ne lisez aucun résumé, d’ailleurs éteignez tout appareil électronique ! Ne communiquez plus avec l’extérieur, partez à la campagne, au hasard dans une vielle cabane lugubre dont votre cousin a hérité (acheté, gagné, loué… rayez la mention correspondante) et attendez jusqu’au 2 mai. Ne parlez à personne, on ne sait jamais, il pourrais vous spoiler sans le vouloir, n’adressez la parole à personne, sauf si vous êtes accompagné bien entendu. Vous serez ainsi dans les meilleurs conditions possibles pour découvrir ce film…

Vous n’êtes pas d’accord ? Vous continuez à lire ? Je vous ai prévenu pourtant, très bien, tant pis pour vous là et en plus vous me compliqué la tache là, je vais devoir parler du film sans parler du film en parlant suffisamment pour vous convaincre que c’est une véritable tuerie dans le genre balisé qu’est « le film d’horreur avec des persos et scènes ultra clichés qu’on a vu 450 fois mais on y va quand même parce que c’est samedi et y’a The Voice à la télé, ça c’est quand même pas possible donc du coup on ce dit qu’on va rire un bon coup et accessoirement avoir une chance avec la fille (garçon, mamie… rayez la mention correspondante) avec qui vous irez. »

Et là on arrive devant le film, on se tape les pubs, des trailers trop long et (enfin) le film commence…

Joss Whedon est pour certaines personnes une divinité. Pourquoi ? Oh il a juste créé l’une des meilleurs séries des années 90/2000, créé des personnages absolument géniaux, il est le créateur d’un space opera western maudit,  un scénariste et dialoguiste de génie etc… vous l’avez compris, votre narrateur ici présent est fan du personnage mais (et c’est ce qui le caractérise) complètement objectif et rigoureusement honnête, bien entendu. Le réalisateur, Drew Goddard s’est forgé sur de très bons épisodes de Buffy, Angel, Alias ou même Lost et a écrit le très réussi Cloverfield.

Vous l’avez compris ce projet n’a rien classique, sans rentrer dans les détails, c’est le genre d’histoire que j’ai toujours voulu voir sur grand écran. Écrit à deux mains, ce scénario très malin est une bulle de champagne. Scream, à son époque,  parodiait le genre en mettant en exergue ces références d’un genre : le film d’horreur. Ici le résultat est encore plus abouti, il aborde de front les clichés inhérents au genre pour s’en affranchir avec maestria, tout en respectant les clichés pour mieux s’en éloigner et devenir littéralement autre chose. Ce qui est pertinent c’est qu’il ne prend pas le spectateur pour un idiot, on été déjà habitué à cette logique par Whedon (regardez la progression des personnages dans Buffy). Le spectateur est ici diamétralement lié au sort des personnages. Drew Goddard et Joss Whedon ont réussi à nous « inclure » dans l’histoire (ne me demandez pas de développer) pour mieux nous perdre ensuite. Dans la forme c’est une pure réussite, mais ce n’est pas tout, le casting est aussi rempli de bonnes idées, de clins d’œils aux fans de Whedon et des personnages stéréotypé totalement assumés, de dialogues savoureux, de pièges de…

Après je pourrais rentrer plus dans les détails mais cela pourrait amoindrir le plaisir communicatif lorsque vous le verrez car oui il faut le voir, si possible à plusieurs, c’est drôle, horrifique, maitrisé et surprenant. Et après, vous pourrez toujours vous moquer de ceux qui l’auront raté.

Réalisé par Drew Goddard sur un scénario de Joss Whedon et Drew Goddard, sortie le 2 mai 2012.

Aterraki

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[Critique Reporter] Avengers : MARVELieusement planifié! /2012/04/critique-reporter-avengers-marvelieusement-planifie/ /2012/04/critique-reporter-avengers-marvelieusement-planifie/#comments Sat, 21 Apr 2012 19:56:20 +0000 Nassima Demiche /?p=11951

Lorsque Nick Fury (Samuel L. Jackson), Directeur du S.H.I.E.L.D, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man (Robert Downey Jr.), Hulk (Mark Ruffalo), Captain America (Chris Evans), Thor (Chris Hemsworth), Black Widow (Scarlett Johansson) et Hawkeye (Jeremy Renner) répondent présents. Ils sont les Avengers, et vont devoir apprendre à travailler ensemble, contre Loki (Tom Hiddleston), frère de Thor, qui a désormais en sa possession le Tesseract, un cube cosmique au pouvoir illimité.

Avengers est la première adaptation d’un principe très pratiqué dans les comics Marvel : l’univers partagé : les héros se rencontrent, font équipe et affrontent des menaces communes.

Cette envie de réunir à l’écran plusieurs supers-héros a été instillée dès la sortie en 2008 d’Iron Man.
Les fans se souviendront de la scène finale où apparait le personnage de Nick Fury qui lance ces mots à Tony Stark: « tu fais partie d’un univers plus grand, c’est juste que tu ne le sais pas encore ». L’apparition de Fury avait suscité le buzz, car tout fan de Marvel qui se respecte a su déduire que quelque chose de « huge » se profilait à l’horizon.

À cette conjecture vient s’ajouter une autre scène finale, suite au générique de Thor, où une fois de plus Nick Fury et le Dr. Erik Selvig discutent d’un mystérieux cube bleu, source d’énergie et de pouvoir absolu qui peut terrasser tout ce qui l’approche

Et voilà comment on pose les premiers jalons d’une intrigue.

C’est  Joss Whedon, créateur de la série Buffy contre les vampires qui s’est vu confier la lourde tâche de faire cohabiter tous ces poids lourds. Whedon a un style visuel qui s’inspire des comics, non pas à la manière d’un Snyder ou d’un Rodriguez qui avec Watchmen ou Sin City ont animé un roman graphique, mais bien plus subtilement, c’est sa façon de raconter l’histoire à l’écran qui est comme façonnée par les cases d’une bande dessinée.

À noter un super plan séquence lors de la bataille finale, où l’on peut suivre l’action, les actions de chacun des Avengers, tel un drone dans les airs. Le film est structuré de telle manière qu’on peut l’apprécier sans forcément avoir vu les autres Marvel. Bien qu’il soit conseillé de les voir ;)

On soulignera l’équilibre que Whedon a su donner à ce blockbuster, bourré d’actions et d’effets visuels sans pour autant sacrifié les dialogues (beaucoup d’humour, merci à Tony Stark), les personnages ainsi que leur psychologie que l’on retrouve jusque chorégraphiée dans les scènes de combat. Comme lors de cette lutte fratricide entre Thor et Loki sur le balcon de la Stark Tower : Thor essaye de ramener son frère à la raison tandis que ce dernier est prêt à le tuer.
Whedon a donné à tous ces personnages du sens, de la matière et leur moment de gloire. 

 Faire exister ces héros à l’écran est un remarquable exploit.

Si les Avengers sont la crème des supers-héros, ils possèdent tous leur ego et leurs limites. L’une des plus grandes difficultés et de travailler ensemble, chose à laquelle aucun d’entre eux n’est habitué. Ils doivent collaborer même si chacun possède une âme de leader.

Les seconds rôles, quant à eux, tels que l’agent Hill (Cobie Smulders) ou l’agent Coulson (Clark Gregg), ainsi que l’apparition de Pepper Potts (Gwyneth Paltrow), sont des points de référence. Ils permettent non seulement au film de s’ancrer dans une continuité scénaristique, mais ils deviennent également des spectateurs, nos alter-ego à l’écran face aux supers-héros. Cela donne parfois des scènes amusantes, comme c’est le cas entre Steve Rogers/Captain America et le « méga-fan, collectionneur » agent Coulson.

 La technologie sert, évidemment, parfaitement le thème.

Par exemple, elle est un véritable moyen d’amélioration du jeu des acteurs. Prenons les précédents Hulk d’Ang Lee ou de L. Letterier. L’alter-ego de Brune Banner avait été réalisé entièrement en image de synthèse. Dans Avengers, la motion capture (merci Zemeckis, merci P. Jackson) a permis un meilleur réalisme,  le visage de Hulk étant conçu à partir des traits et expressions du visage de Mark Ruffalo. Elle est aussi utile au personnage de Hawkeye, qui dispose d’une des armes les plus cool du moment, j’ai nommé l’arc (cf : Hunger Games). Quant au Q.G du S.H.I.E.L.D, l’Héliporteur, base aérienne volante, une sorte de porte-avions des airs. Cette forteresse volante est un élément récurrent de l’univers Marvel. Elle nous laisse sans voix lors de son apparition. 

Les héros Marvel ont tous des origines douloureuses, des faiblesses, des tragédies qui les ont marqués, et qui les rendent identifiables : ce sont des supers-héros proches de nous. Mais leurs capacités à transcender leurs faiblesses, leurs défauts en font des modèles.

Ça a commencé  en 2008, mais 2012 ne marque pas la fin d’une saga. Thor 2, Iron Man 3, Captain America 2, ne vont pas tarder.

Le monde aura toujours besoin d’être sauvé !

Nassima

 

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