iFan » Critiques de séries La culture geek au quotidien Sun, 08 Jul 2012 13:58:13 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.4.1 Avant Première de Sherlock Saison 2 à France 4 (en présence de Steven Moffat) /2012/02/avant-premiere-de-sherlock-saison-2-a-france-4-en-presence-de-steven-moffat/ /2012/02/avant-premiere-de-sherlock-saison-2-a-france-4-en-presence-de-steven-moffat/#comments Sun, 19 Feb 2012 15:57:49 +0000 Laurent /?p=11371

Lecteurs, lectrices, bonjour ! Laurent au clavier. Oui je précise « lectrices » car je sais que le sujet de ce billet va attirer quelques demoiselles. En effet, l’enquête du jour que m’a confié Yohann concerne un homme qui ne laisse pas indifférentes les femmes, j’ai nommé Sherlock.

(NDLR : Cet article contient un gros spoiler sur la saison 2 de Sherlock, vous êtes prévenus !)

France 4 a organisé pour le public une projection du premier épisode de la saison 2 de la géniale série Sherlock de Steven Moffat, en présence du maître lui même.

J’arrive donc, le costume bien repassé pour être raccord avec l’élégance britannique au siège de France Télévisions. Poussant les lourdes portes sécurisées (non mais franchement, vous pensez qu’on va venir enlever Nagui ?), je me retrouve en présence d’une petite foule attendant fébrilement le début de la projection. On peut même apercevoir des gens déguisés en Sherlock Holmes. Enfin le vieux Holmes, car le nouveau est habillé comme vous et moi.

Je suis accueilli par du beau linge, car en plus d’Astiera, j’y croise Delphine, Sullivan et Dominique du Village ainsi que Skyefleur et nous serons rejoint par Druggy et Mathieu de Kultur Breakdown ! Même le grand Alain Carrazé est là pour discuter avec nous. (NDLR : Name dropping !!!)

Presque à l’heure, on nous ouvre enfin les portes pour la projection. Une responsable de France 4 nous remercie de notre présence. Installé au premier rang, l’épisode Un scandale à Buckingham débute. Cela reprend sur le cliffhanger de la fin de saison 1.
Je n’ai absolument pas vu ce cliffhanger mais cela ne gêne aucunement. Je me replonge dans l’ambiance so british de cette série, portée par ses deux personnages principaux. Benedict Cumberbatch en Sherlock délicieusement cinglé et brillant (et qui ne manquent pas de faire pâmer les demoiselles) et Martin Freeman (futur Bilbo) en Watson, aide de camp dévoué du génie. L’épisode est une réussite, mêlant intrigues et sous intrigues dans un rythme efficace et mettant le détective consultant face à une beauté aussi trouble que troublante. Surtout ne le manquez pas à sa diffusion sur France 4, qui a repris la saison 1 à son début le samedi soir à 20h35.

La séance sera interrompue quelques minutes pour des problèmes techniques à vingt minutes de la fin de l’épisode. Je connais le timing car mes voisines me le soufflent, elles ont toutes déjà vu l’épisode. L’arrestation de Kim Dotcom m’en a empêché…

Une salve d’applaudissements accueille la fin de l’épisode et la montée sur scène de Steven Moffat et Alain Carrazé. Alain Carrazé nous annonce que c’est nous qui poserons les questions mais se réserve une question « vache » à la fin.

Le public, moitié fan, moitié blogueur, est à la hauteur des journalistes spécialisés. Astiera évoque l’humanisation de Sherlock tout au long de la deuxième saison. Le détective découvrira l’amour, la peur et la mort, ce que Moffat approuve. Sur les trouvailles visuelles, comme les apparitions d’écritures, le show runner nous explique qu’elles sont, au départ, dues au réalisateur mais qu’il les utilise dès l’écriture à présent. Sur les adaptations cinémas de Guy Ritchie, Steven Moffat les trouve parfaites pour des blockbusters d’actions et qu’il aime les parti pris extrêmes. Une question est posée sur les fans fictions qui sont légions sur le net, les lit-il ? S’en inspire-t-il ? (les fans, des fois…). Toujours avec son humour et son flegme british, Moffat répond par la négative, il n’a pas le temps. Voulant faire honneur à mon enquête, je demande à Mister Moffat comment savoir ce qui se passe dans la tête de Sherlock. Il me répond que personne ne le peut et que c’est la magie du personnage. M’évoquant deux nouvelles de Conan Doyle écrites du point de vue de Sherlock et pas très bonnes.

La question vache de Monsieur Carrazé, concerne une adaptation américaine moderne de Sherlock Holmes (NDLR : Elementary). Steven Moffat consulte avec humour sa productrice de femme Sue Vertue et conclue sur un « no comment ».

Nous nous dirigeons alors vers un buffet british pour finir cette excellente soirée. Remontant l’escalier, on me presse l’épaule pour passer. Je manque de me retourner pour houspiller celui qui veut aller plus vite que tout le monde. Il s’avère que c’est Steven Moffat lui-même. Ne voulant pas gâcher la soirée, je laisse passer aimablement.

Si sa prestation était moins passionnante qu’à la masterclass de Comic Con Paris en juillet 2011, Steven Moffat est toujours plaisant à écouter, maniant bien le verbe et faisant ressentir comme un détachement permanent et une pointe d’arrogance parfois.

Comme Sherlock, et c’est peut être pour ça que cette série est si réussie…

Laurent (son Twitter)

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[Critique Pilote] Hell on Wheels : Bad Men /2011/11/critique-pilote-hell-on-wheels-bad-men/ /2011/11/critique-pilote-hell-on-wheels-bad-men/#comments Fri, 18 Nov 2011 15:53:49 +0000 Yohann /?p=10591

Des déserts arides, des chevaux au galop, des colts qui crachent du feu. Pas de doute, nous sommes face à une série western. Enfin ! Après Deadwood sur HBO en 2004, c’était le calme plat pour les amateurs de cowboys à la télévision. C’est sans compter sur AMC, la petite chaîne US qui monte, qui nous livre Hell on Wheels. Suivant la construction d’une voie de chemin de fer au Far West, la série atteint-elle la qualité des autres programmes d’AMC. Encore un chef d’œuvre ou un premier ratage ? En selle !

Le premier bon point que l’on peut accorder à Hell on Wheels, c’est qu’on ne s’ennuie pas une seconde. Il se passe tellement de choses, trop de choses peut-être. On nous présente un à un moult personnages tous liés à la construction de cette fameuse voie de chemin de fer. De l’entrepreneur crapuleux chargé par l’État du chantier et incarné par le génial Colm Meaney à l’étranger ténébreux et vengeur interprété par Anson Mount, la gallerie de personnages est variée.

Ce n’était pourtant pas gagné. Les créateurs du show, Joe et Tony Gayton, sont également les scénaristes de Faster, le film bourrin avec The Rock. Pas très engageant tout ça. Et pourtant, Hell on Wheels s’avère très bon, du moins son pilote. J’ai hâte de voir où l’intrigue nous amènera, mais avec la multitude de personnages, il y a de quoi faire. Ce qui m’effraie le plus, ce serait de voir la série partirent du côté d’un drama, voir d’un soap aux temps du Far West. Alors qu’elle mériterait bien, bien plus.

Petit big up des familles à la présence dans ce pilote au fantastique acteur Ted Levine, le seul comédien qu’on met trois plombes à reconnaître avant de s’écrire : « Oh, mais c’est Ted Levine ça ! ». On a pu voir le monsieur dans la série Monk, mais également dans Shutter Island et surtout dans Le Silence des Agneaux.

Bref, Hell on Wheels, j’attends la suite avec impatience, en espérant que la qualité suive.

Hells on Wheels est diffusée sur AMC aux USA, mais vous pouvez d’ores et déjà en profiter puisque les épisodes sont disponibles sur iTunes en VOSTFR et en HD pour seulement 2,99 € (la SD est également dispo).

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[Critique Pilote] Once Upon a Time VS Grimm /2011/11/critique-pilote-once-upon-a-time-vs-grimm/ /2011/11/critique-pilote-once-upon-a-time-vs-grimm/#comments Wed, 09 Nov 2011 14:43:27 +0000 Yohann /?p=10553

Deux séries puisant leurs intrigues dans l’univers des contes de fées ont fait leurs apparitions sur les télé US pour cette rentrée. ABC a dégainé la première avec Once Upon a Time créée par deux scénaristes de Lost et produit par Damon Lindelof. NBC a quant à elle fait appel à des anciens scénaristes et producteurs de Buffy, Angel ou encore Ghost Whisperer pour pondre Grimm, plus axée polar que sa concurrente. Il était une fois deux séries de contes de fées, laquelle des deux vivra heureuse et aura beaucoup d’épisodes ?

De l’île à Storybrooke

Dans une petite ville du Maine nommée Storybrooke, des personnages de contes de fées sont prisonniers et ne souviennent pas de leur véritables identités. C’est sans compter sur l’aide d’Emma Swan, nouvelle en ville et dont le destin est de libérer les habitants de Storybrooke de la maléfique Reine responsable de la malédiction.

Once Upon a Time avait tout du projet casse-gueule, voir suicidaire. Alternant entre séquences dans notre monde (le présent) et le monde féérique (le passé, avant la malédiction), pour ainsi éclaircir certains mystères du l’intrigue, les scénaristes attaquent donc un projet ambitieux : refaire une série « à la Lost« . Feuilletonante, ponctuée de flash back et de personnages multiples, Once Upon a Time est clairement une série qui plaira aux fans de Lost. D’autant que quelques clins d’œil la série sont planqués dans chaque épisode. Par exemple, regardez bien à quelle heure Emma Swan débarque à Storybrooke…

Les scénaristes s’amusent et construisent pierres par pierres un univers attachant et complexe. Prudence tout de même à ne pas s’égarer en chemin comme ils l’ont fait avec Lost. Côté casting, outre une Jennifer Morrison pétillante, les geeks se feront un plaisir de retrouver ce coquinou de Robert Carlyle, toujours abonné aux rôles « bizarres ».

La qualité de Once Upon a Time semble se confirmer puisqu’ABC a commandé 9 épisodes supplémentaires le 4 novembre dernier, portant ainsi la première saison à 22 épisodes. Le conte de fée ne fait que commencer.

Grimm et crimes

Bien moins épique et couillue dans son intrigue. La série d’NBC se contente de placer un descendant des frères Grimm dans la peau d’un flic. Et puis ? Ben ça s’arrête là. Nick Burkhardt usera donc d’un pouvoir hérité de ses ancêtres pour détecter les personnages des contes de fées infiltrés dans le monde réel comme des aliens dans Men In Black. Ici, les personnages des contes ne sont pas sympa, ce sont des monstres qui commettent des crimes atroces. La série fonctionne donc comme un polar où le protagoniste doit résoudre un crime ou retrouver un disparu, la seule différence avec une (mauvaise) série policière, c’est le coupable qui peut s’avérer être le Grand Méchant Loup, comme dans le pilote. Mouais…

De plus, le scénario souffre d’énormes erreurs scénaristiques. Si vous n’avez pas encore vu le pilote et si vous compter le voir, sautez le paragraphe suivant car je vais spoiler un poil (de loup huhu).

Donc, dans le pilote : comment se fait-il que l’iPod de la victime joue encore le même titre « Sweet Dreams » lors de la découverte de la scène de crime par la Police quelques heures après ? Ensuite, comment se fait-il que le vilain sifflote cette chanson à la fin de l’épisode alors qu’il n’a surement jamais entendu ce morceau puisque trop occupé à dévorer la joggeuse, dont l’iPod était tombé quelques mètres plus loin ?

C’est bon, fin des spoilers. Maintenant, du côté des acteurs, pas grand chose à se mettre sous la dent non plus. Seule tête connue du casting : Silas Weir Mitchell, second couteau que les sériephiles reconnaitront surement (24, Prison Break, Earl, Burn Notice).

Miroir, miroir. Quelle est la plus belle ?

Sans hésiter, c’est Once Upon a Time qui remporte ce duel féérique. Grimm copie Angel et Buffy sans les égaler et rappelle une autre série que j’avais pourtant apprécié dans ses premiers épisodes, mais qui m’a très vite soulé : The Cape. Pour ceux qui souhaitent passer un bon moment et plonger dans un univers riche et féérique, je vous conseille mille fois Once Upon a Time.

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[Critique Pilote] Terra Nova : Dinos, boulot, dodo /2011/10/critique-pilote-terra-nova-dinos-boulot-dodo/ /2011/10/critique-pilote-terra-nova-dinos-boulot-dodo/#comments Mon, 03 Oct 2011 13:24:39 +0000 Yohann /?p=9880

Quand la Terre est au bord de la destruction, le seul espoir de l’Humanité est de s’installer des millions d’années en arrière aux temps des dinosaures. Une idée débile car la civilisation devra alors survivre à un asteroïde et une ère glacière ? Peut-être. C’est en tout cas le pitch de la série Terra Nova, produite par Steven Spielberg et diffusée depuis fin septembre sur la Fox.

Si on oublie l’idée absurde de redémarrer la race humaine à une époque si hostile, Terra Nova a tout pour attirer le geek fan de dinos tel que moi. J’ai pas eu grand-chose à bouffer sur le petit écran depuis Dinotopia. Malgré tout, le projet semblait casse-gueule à plus d’un titre : quid des dinos en CGI ? plusieurs retards qui ont repoussé la diffusion du pilote d’un an, l’autre prod TV Spielberg, Falling Skies, qui se révèle être une daube, etc…

Finalement, que vaut cette terre nouvelle ? Pas grand chose, si on la compare aux mastodontes du genre (Game Of Thrones, Battlestar Galactica). Terra Nova est surtout une série familiale. Certains diront que mixer famille et sujet geek ne font pas souvent de bonnes séries. On se souvient de la sympathique, mais bancale No Ordinary Family.

Je suis tout de même bien plus confiant concernant l’avenir de cette série. Contrairement à sa cousine Falling Skies, Terra Nova n’essaie pas de ressembler à une série de SF pure et dure et distille quelques références ici ou là sans en abuser (Soleil Vert, Jurassic Park). Je la vois plus comme une série familiale avec en bonus des dinos en CGI pas si pourris qu’on s’y attendait (ok pour les brachiosaures, mais les raptors sont assez classes je trouve).

Terra Nova se place donc au même niveau que de sympathiques séries de SF/Fantastique comme Eureka ou Warehouse 13. Certains aiment, d’autres pas. À vous de choisir.

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[Critique Pilote] Person Of Interest : No Abrams, Nolan. /2011/09/critique-pilote-person-of-interest-no-abrams-nolan/ /2011/09/critique-pilote-person-of-interest-no-abrams-nolan/#comments Tue, 27 Sep 2011 13:18:49 +0000 Yohann /?p=9794

J.J. Abrams est surement le producteur de séries le plus bankable du moment. Le créateur de Lost et Alias a pondu durant ses dernières années de petites pépites (Fringe), mais aussi de grosses daubes (Undercovers). Alors qu’on attend avec impatience Alcatraz, le pilote d’une nouvelle série estampillée J.J. vient d’être diffusé. Et c’est là que j’interviens. Non cher internaute, Person Of Interest n’est pas une série made in J.J. Abrams, enfin pas entièrement. Cette série est avant tout celle d’un scénariste resté bien dans longtemps dans l’ombre de son frangin réal. Son nom ? Jonathan Nolan.

Person Of Interest met en scène un ancien espion embauché par un riche inventeur pour empêcher des assassinats. Un pitch simple, qui peut facilement faire penser à une série des 80′s style Magnum. Que nenni ! On ressent le style Nolan dans le scénario. L’outil utilisé par Finch – Michael Emerson, éternel Ben Linus – pour prévoir les assassinats sort surement tout droit du cerveau du gars à qui l’on doit les scripts de Memento, Le Prestige ou The Dark Knight. Difficile à expliquer, mais c’est clairement la patte de Nolan et non de J.J. que l’on reconnait tout au long du pilote de Person Of Interest.

Tous les thèmes chers à Jonathan Nolan sont ici présents : anti-héros au passé sombre, paranoïa ambiante et bien sûr, un petit twist final. Citons également cette formidable scène où le héros, cagoulé et armé lourdement, stoppe la route du véhicule des bad guys. Comment ne pas penser au Joker face à la Batcycle dans The Dark Kight, certains plans y sont identiques.

Jonathan Nolan nous livre ici un pilote de bien belle facture et muni d’une intrigue vraiment passionnante sans être transcendante. Le plus important reste dans la promesse qu’offre la série et son créateur : plonger toutes les semaines dans l’atmosphère sombre et paranoïaque d’un des scénariste les plus prometteurs de sa génération.

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[Critique Pilote] New Girl : (I’ve Had) The Time of my Life !!! /2011/09/critique-pilote-new-girl-ive-had-the-time-of-my-life/ /2011/09/critique-pilote-new-girl-ive-had-the-time-of-my-life/#comments Mon, 26 Sep 2011 11:15:38 +0000 Yohann /?p=9778

Zooey Deschanel, j’en suis amoureux depuis 500 jours ensemble. Je la retrouve ce mois-ci avec New Girl, série comique dans laquelle elle interprète une fille complètement délurée tout juste plaquée qui emménage avec trois garçons. Ça fait pitch de porno ? J’y peux rien !

New Girl partait avec un handicap avant même que je visionne la série : c’était une comédie. Me faire rire, les séries ont du mal. Si je me marre de bon cœur devant How I Met Your Mother ou The Big Bang Theory, les dernières séries comiques que j’ai vraiment adoré ont déjà deux saisons : Community et Bored To Death.

En deux ans, j’ai vu passer moult séries qui m’ont à peine décroché un sourire : Shit My Dad Says, Cougar Town ou encore Raising Hope (oui je sais, tout le monde trouve ça drôle, sauf moi). J’avais par conséquent très peur pour New Girl. Allait-elle me faire rire ? Allait-elle me présenter des personnages attachants ?

Dans l’ordre : oui et oui. Jess (Zooey Deschanel) nous enchante par sa joie de vivre et sa manie de chanter pour rien. Souvent relégué au second rôle sérieux de comédie (Yes Man, Votre Majesté, Le Guide du voyageur galactique), Zooey Deschanel libère son talent humoristique dans New Girl et n’hésite pas à en faire des tonnes. Ses colocs n’en sont pas en reste, loin de servir de faire-valoir, ils ont tous les trois une personnalité propre. Schmidt est le dragueur un peu beauf, Nick le romantique et Coach le timide aux gros muscles. Okay, ça fait très caricatural dit comme ça, mais essayez de développer une personnalité bien construite pour chaque personnage en vingt minutes de série pour voir !

Tous les ingrédients d’une bonne série s’installent petit à petit dans ce pilote. Des running gags aux flash back en passant par ses « troisièmes rôles » qu’on ne voit que quelques secondes à chaque épisode. Zooey, je compte sur toi pour tenir la durée avec New Girl, un rendez-vous chaque semaine avec toi, ça ne se refuse pas.

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[Critique Pilote] Falling Skies : Invasion manquée /2011/06/critique-pilote-falling-skies-invasion-manquee/ /2011/06/critique-pilote-falling-skies-invasion-manquee/#comments Fri, 24 Jun 2011 16:50:34 +0000 Yohann /?p=8658

Quand Steven Spielberg et son pote scénariste sur Il Faut Sauver le Soldat Ryan Robert Rodat se décident de créer une série narrant la survie des humains quelques mois après une invasions d’aliens, les yeux de tous les geeks s’illuminent ! Mais voilà, The Walking Dead est passée par là, et ça change tout pour ce pilote de Falling Skies.

Ça change tout. Car l’adaptation de la bande dessinée zombiesque a relevé le niveau pour les séries dites « post-apo ». Et avant elle, on a même eu droit à un Jericho pas mal du tout. Bref, le pilote de Falling Skies ne s’en sort pas pour son côté survie et nous sert les clichés désormais habituels au genre, la confrontation de deux groupes de survivants arrivant dès le second épisode. La série de Spielberg peine à se hisser à la même hauteur que sa grande sœur d’AMC.

Il fallait donc mettre les bouchées doubles concernant les fameux extra-terrestres. Manque de bol ici également, les CGI dignes d’une production Asylum n’aident vraiment pas à rendre les aliens réalistes.

Mais là où la série (ou tout du moins son pilote) pèche complètement réside dans le fait que les relations et la psychologie des personnages sont presque absentes. C’était la force de The Walking Dead, ce sera surement le plus gros défaut de Falling Skies. Chaque moment d’émotion tombent à l’eau et on s’attache difficilement aux personnages. J’en suis même venu à trouver le bad guy du second épisode plus passionnant que les « gentils ».

En essayant de ressembler à ses ainées, Falling Skies s’est trop approché du soleil et se brûlent donc les ailes. Espérons qu’elle pourra prendre son envol dans la suite de la saison, ou sinon elle s’écrasera comme une merde. Tout simplement.

La saison 1 de Falling Skies est commencée depuis le 20 juin aux États Unis.

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[Critique] Game Of Thrones, Saison 1 : Que son règne vienne ! /2011/06/critique-game-of-thrones-saison-1-que-son-regne-vienne/ /2011/06/critique-game-of-thrones-saison-1-que-son-regne-vienne/#comments Tue, 21 Jun 2011 11:29:09 +0000 Yohann /?p=8618

Cette série ne m’attirait pas. Pourtant, elle avait tout pour me plaire : de l’heroic fantasy, HBO, Sean Bean… Malgré ces avantages, je voyais en cette adaptation télé du Trône de Fer une énième série de complot politico-sexuels à la Borgias ou Tudors, les trolls en CGI tout pourris en prime.

Puis, après neuf semaines de diffusion aux USA, j’ai décidé de regarder.

Dès son prologue, Game Of Thrones balaie tous mes doutes d’un coup d’épée. Le coup de grâce vient ensuite avec son générique nous présentant la carte d’un monde qu’on prendra énormément de plaisir à explorer par le biais des différents personnages. Carte composée avant tout de rouages, ceux des complots politiques tant redoutés par votre serviteur, mais finalement extrêmement passionants.

Je vous épargne un résumé de l’intrigue qui part dans tous les sens sans jamais se perdre et ennuyer le spectateur, parlons plutôt des personnages. Je n’ai jamais autant aimé, détesté ou pleuré de si nombreux protagonistes. Même les seconds rôles sont extraordinaires (le Maître d’Armes bordel !).

Ne faites pas la même erreur que moi : n’attendez pas ! J’ai regardé neuf épisodes en deux jours et j’ai rongé mon frein comme un malade en attendant le dixième. La faute à d’incroyables cliffhangers qui concluent chaque épisode de cette excellente série.

Le Trône de Fer : Game Of Thrones Saison 1 a débuté le 5 juin sur Orange Cinéma Séries.

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[Critique] The Cape : We can be heroes ! /2011/01/critique-the-cape-we-can-be-heroes/ /2011/01/critique-the-cape-we-can-be-heroes/#comments Wed, 12 Jan 2011 18:47:00 +0000 Yohann http://cluster010.ovh.net/~blogifan/2011/01/critique-the-cape-we-can-be-heroes/
Franchement, je n’attendais pas grand-chose de The Cape, la nouvelle série de NBC mettant un ex-flic qui revient sous la forme d’un super héros masqué pour combattre le crime. Les deux premiers épisodes ont été diffusés cette semaine aux USA, et bien sûr, béni soit le web, je les ai vus.

Le premier truc qui frappe avec The Cape, c’est son style. La série se démarque d’un Heroes (mystères, soap) ou de No Ordinary Family (très familiale) et s’oriente plus vers de l’action pure. The Cape assume totalement son statut de divertissement.

Plus respectueuse de l’univers des comics books et de ses codes (un épisode se découpe en chapitre par exemple). La série met en scène un héros honnête et courageux, un sidekick féminin (Summer Glau, b… belle !) plus intellectuel et un vilain vraiment vilain (James Frain excellent, déjà vu dans True Blood). Quant à David Lyons, il ne s’en sort pas trop mal dans son rôle de justicier masqué.

Après la vision des deux premiers épisodes, j’ai tout de même un peu peur de voir un schéma un épisode/ un méchant. C’est aussi l’un des principaux défauts, les personnages secondaires (la troupe de cirque et les sbires du méchant) sont assez peu développés, mais cela pourra très bien se faire avec les futurs épisodes.

Plusieurs fils rouges sont déjà mis en place, la vengeance du héros bien sûr, la vie parallèle de sa famille et une intrigue autour d’une guilde d’assassins. Tout cela peut donner de très bonnes choses ! The Cape est donc une jolie surprise, un divertissement sympa et sans prétention, qui plaira surement beaucoup aux fans de super héros.
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[Critique] The Walking Dead : Franck Darabont est le King /2010/10/critique-the-walking-dead-franck-darabont-est-le-king/ /2010/10/critique-the-walking-dead-franck-darabont-est-le-king/#comments Tue, 26 Oct 2010 21:18:00 +0000 Yohann http://cluster010.ovh.net/~blogifan/2010/10/critique-the-walking-dead-franck-darabont-est-le-king/
The Walking Dead est depuis son annonce le projet de série télé le plus attendu par votre serviteur. C’est la recette parfaite ! Un comic book que j’adore, mis en scène par un des réalisateurs les plus talentueux et les plus perfectionnistes : Franck Darabont.
J’ai lu les onze premiers volumes de la BD scénarisée par le brillant Robert Kirkman (Marvel Zombies, Invincible) et je peux vous assurer que c’est un chef d’œuvre du neuvième art. Kirkman a su s’approprier un thème désormais repris à toutes les sauces pour en faire une extraordinaire aventure humaine. 
Un nom nous vient à l’esprit en lisant certains passages de The Walking Dead : Stephen King. Les styles sont similaires. Le fait de placer des personnes ordinaires dans un situation extraordinaire et les voir, souvent, péter un câble, est la marque de fabrique du maitre de l’horreur littéraire.
 
Le réalisateur capable d’adapter cette BD pour la télévision ne devait être que Franck Darabont. Ce type possède a son actif trois adaptations ciné des romans ou nouvelles de Stephen King : les deux chefs d’œuvre que sont Les Évadés et La Ligne Verte ainsi que le très bon The Mist, souvent méconnu.
Cette histoire similaire à un roman de King était donc taillé sur mesures pour Darabont. Ce dernier nous sert donc une série qui s’annonce exceptionnelle à la vue du pilote. Franck Darabont adapte admirablement le comic book sans faire de « copier coller ».
En regardant ce pilote, je n’ai pu m’empêcher de penser à Boardwalk Empire qui possède un point commun avec The Walking Dead, celui de ne pas faire penser à une série télé mais plutôt à un film.

Les effets spéciaux et maquillages pour les zombies sont magnifiques, les décors également, la mise en scène est chiadée, bref, la frontière entre la télé et le cinéma est de plus en plus fine quand on regarde cette série.

Si la série reste aussi jusqu’au boutiste que le comic book, The Walking Dead risque bien de prendre la première place dans mon top 10 des séries télé, juste devant Lost.
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