Critique : Imitation Game – Benedict’s game

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Le concept du film avait beaucoup fait parler avant même la moindre image. Enfin, fait parler surtout dans les milieux un peu technophiles. Le grand public ne connait pas Alan Turing et son apport aux « machines » qui sont notre quotidien aujourd’hui.

Et puis il y a Benedict Cumberbatch, acteur dont on parle beaucoup depuis Sherlock et des prestations dans Star Trek et Le Hobbit ne serait-ce que par la voix. Mais Benedict possède une côte d’amour auprès du public très fort. Et ce nouveau film nous prouve que c’est un acteur qui risque de compter dans l’avenir du cinéma et de la télévision.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Alan Turing, brillant mathématicien-cryptologue, est engagé par le gouvernement britannique pour percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, considérée comme inviolable. Alan, solitaire, va devoir s’entourer d’une équipe et coopérer pour craquer le code et stopper la guerre.

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Tout dans l’histoire d’Alan Turing appelait à en faire une fiction. Sa création d’une machine qui ouvrirait la voie pour la création des ordinateurs, son implication dans la deuxième guerre mondiale de manière secrète et sa vie personnelle.

Le film, basé sur une biographie, n’est finalement pas vraiment une biographie. On s’attarde en effet surtout sur la période de guerre durant laquelle Turing développera sa « machine ». Si le fait de participer à la victoire de son pays est un enjeu fort, Turing lui semble plus intéressé par sa machine et par l’énigme que par ses conséquences. Un peu à l’instar d’un Dr House ou du modèle de ce personnage un certain Sherlock Holmes… Et c’est d’ailleurs une évidence que la prestation de Benedict Cumberbatch en Sherlock a aiguillé les porteurs de ce projet pour lui confier le rôle de Turing.

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Cumberbatch est d’ailleurs présent dès la première seconde d’image et jusqu’à la dernière. Il livre une composition d’une grande qualité, dans le côté asocial de Turing, son mystère sur sa vie personnelle et sa déchéance. Les seconds rôles ne sont pas en reste, avec une mention particulière à Keira Knightley qui évolue dans ce monde d’homme et développe avec Alan Turing une relation étrange.

Les seconds rôles sont également mis en valeur grâce à l’équipe qui entoure Alan Turing dans la mission de décryptage commandée par l’armée. Cette histoire permet aussi d’aborder le thème des décisions impossibles à prendre en temps de guerre et de la portée de chacun de nos actes dans des situations extrêmes.

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Si la prestation de Benedict mérite amplement une nomination et peut être un oscar, le film est un peu trop classique dans sa forme, même si celle ci est efficace. Si l’on ne sait pas que Turing est le père de l’informatique moderne, on peut se désintéresser de la construction de cette machine et il faut attendre la dernière partie du film pour que l’humain Turing ne redevienne le centre du récit.

Rangé dans ce qu’on appelle communément « les films à Oscars », c’est une réalité tant la prestation de Benedict Cumberbatch est incroyable. Le métrage mérite largement le détour et les critiques positives qui ornent l’affiche mais il lui manque quand même qu’un petit supplément d’âme qui nous fasse plonger dans l’histoire de cet homme qui changea le monde sans même le savoir.

Imitation Game sortie le 28 janvier 2015

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4 Réponses à “Critique : Imitation Game – Benedict’s game”

  1. Sergent cinema16 mars 2015 à 17 h 19 min #

    Effectivement la prestation de Benedict Cumberbatch est remarquable, mais j’aimerais le voir dans un rôle complétement différent avant de conclure que c’est un grand acteur. On sait avec certitude qu’il peut incarner des sociopathes avec brio, mais qu’en est il du reste?

  2. Sergent cinema16 mars 2015 à 17 h 21 min #

    Je dis ça un peu par provocation, je ne doute pas de son talent, mais j’aimerais vraiment le voir dans un rôle complétement différent.

  3. Laurent17 mars 2015 à 8 h 42 min #

    Je suis d’accord. Pour l’instant Benedict joue sur un éventail de rôle pas trop éloignés les uns des autres. Il lui manque un « contre emploi » mémorable. Même si dans Into Darkness il allait dans une direction un peu différente. C’est pour ça que je parle d’avenir. C’est prometteur.

  4. Sergent cinema23 mars 2015 à 1 h 07 min #

    Je n’ai pas vu Into Darkness, je n’avais donc pas cette référence en tête :)

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