Deauville 2012 – Jour 2 : Bourne to be Alive

Ce matin, réveil à 8h. La tête dans le cul, on se prépara pour la conférence de presse avec Harvey Keitel qui avait lieu à 10h. Le plus dur, c’était la file d’attente. Coup de bol, il ne faisait pas très beau ce matin à Deauville, la chaleur m’aurait achevé.

Puis ce fut le bonheur absolu. Harvey Keitel était là, répondant à nos questions de passionnés par des réponses de passionné. Car passionné de cinéma et d’acting, le monsieur l’est assurément. Voir ce monstre du cinéma déballer ses impressions sur sa vie et sa carrière, ce fut juste l’une des plus belles expériences de ma vie. Du genre qui te confirme dans le plus profond de ton cœur que, oui, le cinéma est plus qu’un art, le cinéma est tout !

Après cette petite prose, je me suis également permis de photographier le bonhomme. Puis, trois quarts d’heure plus tard, la conférence se termina par un assaut de journalistes et badauds fans ou pas pour obtenir le Grall : l’autographe d’Harvey Keitel. Je ne m’y suis risqué, la foule me semblait plus dangereuse qu’un pogo à un concert de Shaka Ponk. En revanche, maintenant que je connais le système, je serais prêt à me jeter sur les acteurs ou actrices lors des prochaines conférences de presse.

Suite à la conf eut lieu le désormais célèbre photocall, où une horde de photographes criait le nom d’Harvey pour choper un regard. Moi, le regard, je m’en fichais pas mal, mais j’ai tout de même pris deux ou trois clichés pas dégueux. Laissant là Mr Wolf harcelé par moult paparazzi, je m’en suis retourné à mon hotel pour reprendre un peu de force grâce à un DoMac bienvenu tout en me préparant à faire la queue pour obtenir mon Saint Grall à moi, du moins pour aujourd’hui : la place pour la cérémonie de ce soir où sera projeté Jason Bourne L’Héritage…

Et là, ce ne fut pas une mince affaire… Deauville étant surtout un Festival pour le public, je suis passé après toutes les personnes munies d’un Pass Festival (qu’ils ont payé 150 euros, je comprends pourquoi ils sont prioritaires). Une petite revanche face à ses journalistes qui consomment toutes sortes de substances à Cannes. À Deauville, le cinéphile est roi, et c’est tant mieux.

Tant mieux pour eux. Pas pour moi. Je suis reparti avec le pire billet que vous pouvez pécho à Deauville : le Last Minute. Je vous explique. Si les organisateurs étaient des gens sympa, ils n’auraient pas inventé le Last Minute. Ils auraient utilisé la bonne vieille méthode : soit tu as ton billet pour entrer, soit tu ne l’as pas et tu ne vas pas voir le film. Mais il se trouve que ce sont des tyrans qui aiment voir les autres souffrir. Avec le Last Minute, tu as des chances de rentrer… s’il reste assez de places dans la salle !

Du coup, tu te retrouves à faire la queue pendant une heure, sans savoir si tu vas rentrer ou non. Fun n’est-ce pas ? J’ai donc attendu un tour du cadran pour qu’enfin ma file d’attente avance. Je me rapprochais petit à petit de l’entrée, une dizaine de personnes devant moi seulement, plus que trois petits mètres. STOP. On nous dit d’arrêter, ils en ont laissé passé quarante, ils vont voir s’il reste de la place. Bien sûr qu’il restait de la place ! Ma Bobine Selective me gardait un siège à côté d’elle !

Finalement, après de longues secondes qui semblèrent durer des heures, ils en ont laissé entrer quarante de plus. Et j’étais dans le lot ! Je cours, pensant que ma place ne serait pas garder si longtemps par ma courageuse blogueuse cycliste. J’arrive juste à l’entrée de la salle, un vigile m’arrête : « Deux minutes, monsieur. » NON ! Pas si près du but ! Je peux sentir l’odeur des sièges ! J’y suis !

« C’est bon, vous pouvez y aller. » Je cours, je traverse même sans m’en rendre compte la rangée de siège réservée aux acteurs. Le gars de la sécurité n’a même pas eu le temps de me voir, un vrai ninja ! Je trouve enfin ma place ! Garder précieusement par ma désormais meilleure amie dans ce Festival et j’ai pu apprécier, en toute quiétude, le venue sur scène de Jeremy Renner, Rachel Weisz, Tony Gilroy et Franck Marshall !

Petite parenthèse sur Frank Marshall avant de passer aux films vus en cette journée : j’adore ce type et le voir « en vrai » fut merveilleux. Rendez-vous compte ! Le producteur des Indiana Jones ou Retour Vers le Futur ! Ce type a contribué à me faire aimer le cinéma. Et pour ça, c’est un gros big up à Franck Marshall que je fais ici même !

Premier film du jour : Your Sister’s Sister

En compétition. Réalisé par Lynn Shelton. Avec Mark Duplass, Emily Blunt et Rosemarie DeWitt.

Le feel good movie du Festival ! Une slave d’applaudissements a retenti à la fin de ce film. L’histoire de ce mec paumé, de sa meilleure amie et de la sœur de cette dernière, m’a énormément touché. C’est drôle, c’est frais et c’est diablement bien écrit ! Les dialogues sont juste parfaits, tout comme les personnages, brillamment interprété par un trio de comédiens remarquables. Ce n’est que le troisième film en compétition de ce Festival, mais bon sang, s’il ne gagne un petit quelque chose, ça serait dommage. Coup de cœur et très très bonne surprise !

Deuxième film du jour : Bachelorette

Avant-Première. Réalisé par Leslye Headland. Avec Kirsten Dunst, Isla Fisher, Lizzy Caplan et James Marsden.

Un mot me vient concernant ce film : Dommage ! Il avait tout pour être une comédie légère et sympa, emporté par des actrices de talent. Mais tout ça c’est envolé ! À la place, on a eu droit à un film vulgaire, lourd, cliché et se voulant trash pour faire rire. Sauf que la face palm est plus de rigueur devant ce Bachelorette. Je passe sur le scénario pretexte aux beuveries et parties de jambes en l’air pour m’attarder sur la seconde partie du film, bien plus réussite, sans être fantastique non plus.

Dans cette seconde partie, on creuse un peu plus la personnalité des trois héroïnes pour découvrir que derrière cette bande de clichés ambulantes (une frigide, une idiote et une « bitch ») se cachent de lourds secrets qui auraient pu rendre se film plus passionnants. Mais encore une fois, le tout est traité par dessus la jambe et fait de Bachelorette le pire film du Festival à ce jour.

Mention spéciale tout de même à Lizzy Caplan que j’avais déjà largement apprécié dans True Blood et New Girl. Je suis tombé amoureux transi de cette demoiselle. De plus, son personnage était le plus intéressant et probablement le plus construit des trois.

Troisième film du jour : Jason Bourne L’Héritage

Avant-Première. Réalisé par Tony Gilroy. Avec Jeremy Renner, Rachel Weisz et Edward Norton.

Je te le dis de suite cher internaute. Je ne suis pas fan du tout de la franchise Jason Bourne. Les scènes d’action façon caméra épaule m’emmerdaient et le scénario voulait trop en faire en terme d’espionnage, jusqu’à être presque incompréhensible. Dans ce quatrième opus, c’est la même chose… sauf que les scènes d’action déchirent comme pas possible ! Je me suis donc fortement ennuyé pendant le début du film ou, comme dirait Francis Blanche dans Les Tontons Flingueurs : « c’est curieux ce besoin de faire des phrases ».

Une fois l’action lancée, j’ai dedans. Fusillade, combat à mains nus, courses poursuites à sur les toits puis en moto… Ce film contient les plus meilleures scènes d’action du moment ! Cerises sur le gâteau : c’est lisible ! On voit enfin ce qu’il se passe ! Miracle !

Pour conclure, Jeremy Renner est la prochaine action movie star et je vous dis ça depuis Démineurs ! Il prouve encore une fois que j’ai totalement raison. Rachel Weisz fait également un boulot exemplaire, son duo/couple avec Renner fonctionne à la perfection ! Jason Bourne, c’est du bon !

Dernier film du jour : MondWest

Séance culte. Réalisé par Michael Crichton. Avec Yul Brynner et Richard Benjamin.

Quel plaisir de revoir ce film culte de 1973 sur écran de cinéma ! Je ne vais pas vous citer les qualités de ce film de SF visionnaire en son temps. Seul film réalisé par Crichton, ce film est à voir, même si l’édition Blu-Ray ne rend lui pas forcément honneur.

C’est sur ce film que mon deuxième journée s’est achevée. Il est 2h du mat’ et je crois que je vais aller dormir. Qu’en dis-tu ? Demain, ou plutôt tout à l’heure, j’irai voir Freaks et Elle s’appelle Ruby et j’espère assister à l’avant première de Killer Joe en présence de William Friedkin ! Mais là tout de suite ? Je vais dormir !

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  1. Deauville 2013 : Jour 1 - Un piano à queues - iFan - 31 août 2013

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