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[Critique] John Carter : Mars attaque.

Après plus de 80 ans de « development hell », John Carter sort enfin en salles. Adapté par Andrew Stanton (Wall-E) et interprété par Taylor Kitch de Friday Night Lights, le héros créé par Edgar Rice Burroughs parvient-il à s’imposer dans un genre SF déjà peuplé de mastodontes cinématographiques ?

Pour commencer, je voudrais applaudir des deux mais Disney, pour avoir eu les corones d’adapter ce pillier de la littérature SF qu’est John Carter of Mars. Car si on devait citer un projet casse-gueule cette année, je crois que le film de Stanton serait au top du classement.

Mettre en place un univers est extrêmement difficile. Surtout quand il s’agit de celui, aussi riche, de Barsoom. Le début de métrage souffre forcément de cet handicap, avec une intro commentée par une voix off qui rappelle cette purge de Green Lantern. Malgré tout, la suite s’annonce plus divertissante. Après un petit passage sympathique sur Terre (où l’on présente le personnage de John Carter, mais qui permet également d’apprécier la présence de ce bon vieux Bryan Cranston), l’intrigue s’accélère pour nous faire passer les 2h20 du film sans temps mort, ou presque.

Malheureusement, John Carter souffre de la comparaison avec Star Wars ou Avatar. Marrant, quand on sait que Lucas et Cameron ont forcément été influencés par les écrits de Burroughs pour pondre leurs films. Malgré tout, John Carter parvient à dépasser ces deux « concurrents » sur de multiples points. Primo, il explose 100 fois la prélogie de la Guerre des Étoiles, mais ça, c’est pas trop compliqué. Secondo, il fait passer Avatar pour un dessin animé pour bambins.

Car John Carter est un film d’une violence rare pour être signaler. Le peuple des Tharks en est un bon exemple. Cette tribu n’hésitant pas à torturer ou mettre à mort les plus faibles pour survivre, chose rare dans un film estampillé Disney. Une autre scène marquante voit le héros défaire des dizaines d’ennemis avec rage et désespoir, le tout alternant avec un poignant flashback de sa vie passée. Ce passage est tout bonnement exceptionnel dans l’émotion qu’il apporte.

John Carter respire le film d’aventure classique. Toutes personnes ayant pris leur pied devant la première trilogie Star Wars, les films de Ray Harryhausen ou même les Indiana Jones, adoreront replonger dans ce genre béni de nos âmes d’enfants. Ajoutons à cela la musique, totalement éblouissante de Michael Giacchino, rappelant parfois la maestria d’un John Williams sur Indiana Jones et le Temple Maudit, et vous obtenez, l’un des meilleurs films de SF de l’année. Rien que ça.

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