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[Critique] Les Aventures de Tintin – Le Secret de la Licorne : Chef d’œuvre ? Je dirais même plus !

La vie d’un fan de cinéma est parsemée de déceptions. Une mauvaise (et énième) suite d’un chef d’œuvre par-ci, un remake bidon par-là, le cinéphile vit avec la peur, qui grandit chaque mercredi. La bête noire du cinéphile, est sans aucun doute l’adaptation. Roman, manga, jeu vidéo ou BD, Hollywood pille sans honte et depuis plusieurs années notre culture populaire pour nous pondre des films sans saveur et ayant perdu l’esprit de l’œuvre originale.

Alors pourquoi étais-je sûr que Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne allait être un grand film ?

Comment peut-on douter une minute de la qualité de ce film ? Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne réunit Steven Spielberg (l’homme qui m’a fait aimer le cinéma avec Jurassic Park), Peter Jackson (l’homme qui a réussi l’impossible avec Le Seigneur des Anneaux), Steven Moffat (Sherlock, Dr Who), Joe Cornish et Edgar Wright (Shaun of The Dead, Hot Fuzz, Scott Pilgrim) et n’oublions pas l’acolyte de toujours, John Williams, à la musique. Je te pose la question simplement cher internaute : comment de si brillantes personnes pouvaient-ils se planter ?

La première chose qui saute aux yeux en voyant ce Tintin, c’est la prouesse technique réalisée par les studios Weta. Extrêmement difficile à décrire, l’aspect graphique de ce film mélange à la perfection l’esprit BD et une vision réaliste de l’univers. Chaque cheveu, chaque fil de tissu est visible. Avec un tel niveau de détail, Weta semble avoir créé ce film atome par atome. Nous sommes dorénavant plus face à de l’animation, mais à quelque chose de nouveau, de jamais vu, une image à la frontière du réel. Une image qui vit.

Grâce à la performance capture, l’art de Spielberg est sublimé ! On a la forte impression que le cinéaste est enfin libre de faire tout ce qu’il souhaite. La preuve avec deux scènes qui risque de rester gravées dans les esprits de chacun. La première ridiculise entièrement (et en moins de dix minutes) la saga Pirates des Caraïbes. La seconde scène est tout simplement l’un des plans séquences les plus jouissifs que l’on a pu voir au cinéma. On en prend plein la gueule et on reste cloué à son fauteuil devant une si belle gestion de l’espace, une surenchère qui tient du génie, on retient son souffle jusqu’à la fin de cette séquence tout simplement incroyable et impossible à réaliser autrement qu’en performance capture. Hergé avait considéré Spielberg comme le meilleur réalisateur possible pour adapter ses œuvres à l’écran. Il ne s’était pas trompé.

Pour donner vie à aux personnages, chaque acteur est parfait. Jamie Bell interprète notre Tintin, celui de notre jeunesse, sans fausse note. Mais l’Oscar revient surement à Andy Serkis qui incarne Haddock. La star du film, c’est lui ! Certains reprochaient au personnage de Tintin d’être trop droit dans ses bottes, trop gentil, trop parfait, sans défaut. Ils n’ont juste pas pigé que le vrai héros du film, celui qu’on découvre plus bas que terre, celui qui franchira une à une les épreuves sur sa route, celui qui, au bout de compte, atteindra sa propre rédemption et arrivera finalement à vaincre son antagoniste, c’est le Capitaine Haddock.

Une chose m’a frappé lors de la vision de ce Tintin : il s’agit en fait de l’Indiana Jones 4 qu’on attendait tous vraiment ! Sans marmottes ni singes numériques, sans aliens, mais avec une bonne vieille aventure old school, pourtant narrée avec brio et technicité par Spielberg et Jackson. Les références à l’œuvre d’Hergé sont nombreuses et ce, dès la première seconde.

Spielberg réussit un tour de force avec Les Aventures de Tintin. L’impossible est devenu possible. L’irréel est devenu réel.

Mais finalement. Qui en doutait ?

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  1. Édito du 29 octobre 2011 « iFan - 29 octobre 2011

    [...] vu deux gros chef d’œuvre cette semaine : Tintin et Drive. J’ai rédigé une critique dithyrambique pour le premier film, je passe mon tour concernant le second. Vous avez surement déjà lu un tas [...]

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