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[Critique] Super 8 : Pas un pétard mouillé.

Ah il était attendu ce Super 8 ! Le prochain film de J.J. Abrams quand même ! Un train qui déraille, qui explose, une grosse bèbête, un teasing de ouf. Bref, de quoi attirer les fans du bonhomme sur ce film comme l’Oceanic 815 sur « l’île ». Alors ? Grosse déception ? Grande réussite ? Abrams le nouveau Spielberg ? Progoze, qui est allé voir le film en avant-première, a plutôt bien aimé. Et votre serviteur dans tout ça ?

Histoire de dissiper les doutes directement : non, J.J. Abrams n’est pas le nouveau Spielberg. C’est pas en nous claquant le vieux en producteur et en nous balançant le logo Amblin en pleine face que le spectateur va tomber dans le panneau. E.T n’est pas revenu faire un caméo dans Super 8. Ce n’est pas un film hommage à Spielberg et à ces bonnes vieilles péloches ayant bercé notre enfance – la mienne aussi, les VHS, c’est pas fait pour les chiens – tels que les Goonies, Stand By Me ou encore les Gremlins. Pour moi, le nouveau Spielberg ressemblerait davantage à Joe Johnston (Jurassic Park 3, Jumanji, Wolfman et le prochain Captain America).

Super 8 est entièrement, du début à la fin, un film de J.J. Abrams, avec ses défauts – argh !!! trop de lens flares ! – et ses qualités. Le père Abrams est ultra doué pour raconter une histoire intimiste au beau milieu d’une intrigue science-fictionnesque. Dans toute sa filmo, J.J. se plait à nous plonger au cœur de relations père-fils poignantes. Jack et son père Christian dans Lost, Walter et Peter dans Fringe et même Spock et son vulcain de père dans Star Trek. Dans Super 8, nous suivons, en parallèle des événements extraordinaires se déroulant à l’intérieur de cette petite ville de l’Ohio, la relation entre un père et son fils déchirée par la mort de la mère de ce dernier.

Car c’est bien dans le drame que J.J. réussit à sublimer son film. Comment ne pas tomber sous le charme de cette petite mais déjà forte demoiselle incarnée par la bluffante Elle Fanning ? Comment ne pas être emplis de nostalgie à la vue de cette bande de pote tournant leur film avec leur caméra Super 8 ? Vous êtes venu pour voir de l’action décérébrée ? Transformers, c’est dans l’autre salle, merci.

Le côté SF n’est juste qu’un pretexte utilisé par le réalisateur pour raconter son histoire. Que contenait ce train ayant déraillé dans le teaser finalement ? On s’en fout, l’important n’est pas là. Il n’a jamais été là.

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