Pour rendre hommage aux critiques qui vont à coup sûr se rouler dans le champ lexical automobilistique (si si ça existe comme mot), vous trouverez dans cette critique dix expressions de ce même champ.

Aux États-Unis, comme dès aujourd’hui en France, Cars 2 se fait rouler dessus par la critique. A chaque nouveau Pixar on trouve certaines voix pour annoncer le « premier » échec de cette fabuleuse écurie parce qu’à un moment le succès ça commence à énerver non mais oh ! Qu’en est-il de Cars 2 ?

MOI, je peux vous le dire puisque, grâce à Yohann, j’ai assisté à la projection presse stylée sur les Champs Elysées avec critiques déjà aperçus dans ma petite lucarne assis juste à côté de moi (cette extase c’est mon côté midinette).

Bref, je me cale confortablement et c’est l’heure du court-métrage préfilm auquel nous a habitué Pixar. Je suis légèrement déçu car « Vacances à Hawaii » utilise les personnages et l’histoire de Toy Story sans créer donc d’univers original. Pourtant c’est assez drôle puisque centré sur le couple Barbie et Ken, la caution comique du troisième épisode. Bref, rigolo mais pas assez dépaysant pour moi.

Le film commence ensuite sur les chapeaux de roue avec une séance d’action d’anthologie qui fait directement référence à une multitude de classiques du film d’espionnage. Je dois avouer me retrouver surpris mais enthousiasmé par cette ouverture qui nous présente un nouveau personnage : Finn McMissile, joué par un très bon Lambert Wilson qui passe crème en agent secret. On ne retrouvera jamais ce niveau tout au long du film mais les scènes de poursuites carburent bien et constituent les meilleurs moments de Cars 2. Normal pour un film de voiture me direz-vous !

L’intrigue ?

Flash McQueen écrase tout le monde tous les ans à la Piston Cup et il en est content. Quand la saison des courses est finie, il retourne faire le plein à Radiator Springs où il a sa petite voiturine et surtout Martin le dépanneur aux grandes dents avec lequel il met les mains dans le cambouis. Pixar a flairé l’amour potentiel du public pour ce gros tas de ferraille et va donc le mettre sur le devant de la scène.

Une course internationale est organisée au profit d’un nouveau carburant écolo (ça aussi ils ont flairé mais c’est so 2010 quoi !). Bref ça c’est la partie Flash McQueen qui ne nous intéresse pas. En parallèle, des agents secrets (ta-dada) enquêtent sur une organisation dont ils savent absolument que dalle si ce n’est qu’eux aussi sont secrets (ta-dada) et qu’ils sont méchants puisque dedans y a un terrible scientifique fou à l’accent germanique !!

Alors que Martin accompagne Flash autour du monde, le premier dérape dans les toilettes ce qui fait de lui un agent secret (c’est pas bien compliqué mais je voudrais pas tout dévoiler). Tout le film tourne ensuite autour de la notion d’amitié, de simplicité,… On se croirait dans un Veber où le gros bêta est pas si con qu’on croit et surtout, il est gentil. Le schéma est ultra-classique et j’ai donc déjà l’impression de vous avoir tout dévoilé.

On passe quand même un très bon moment puisque ça reste très bien fait, drôle (spécialement les références de notre monde détournées à la sauce voiture) et puis l’action est plutôt prenante. Comme pour le premier épisode, le point faible reste la morale un peu ras du bitume et la voix de Guillaume Canet (Flash McQueen) qui semble tout surjouer (bah oui parce qu’un enfant ça peut pas comprendre sinon…).

Cars 2, calibré pour le grand public mais loin du chef-d’œuvre.

Cars 2, le 27 juillet 2011 au cinéma. Retrouvez Skapin sur Twitter. Merci à lui pour sa critique !

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