Critique : Le Monde Fantastique d’Oz – Fantastique Mr Raimi

oz

C’est alors que soufflait un vent glacial de février que j’ai découvert Le Monde Fantastique d’Oz. J’espérais que le pays magique m’apporterait chaleur si la climatisation du cinéma ne le faisait pas.

Quand on parle du magicien d’Oz, tout le monde semble le connaitre mais ne se souvient pas forcément pourquoi. L’habitude sans doute de le voir comme référence littéraire dans les films grand public américains. (La chose est aisée, il y en a trois des références littéraires à Hollywood : Alice au pays des merveilles, Moby Dick et Le magicien d’Oz).

Le magicien d’Oz est au début du 20ème siècle un livre pour enfant assez malin puis en 1939 un film très musical avec Judy Garland. Ces précisions qu’on croirait sorti de Wikipédia sont là pour appuyer le fait que la rencontre de cet univers féerique et magique avec Sam Raimi, créateur d’Evil Dead, allait être étrange.

Le risque de ces rencontres existe déjà, c’est Alice aux pays des merveilles de Tim Burton. Un ratage lié à l’affadissement de la noirceur Burtonienne dans la sauce Disney qui devient du coup moins féérique.

Il faut donc croire que Sam Raimi est plus malin que Tim Burton car le cinéaste a su garder l’essence de l’univers original pour ce préquel.

Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants, au cœur d’une lutte de pouvoir de sorcières. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route

Le pays d’Oz, cœur du récit, est absolument magnifique. En gardant l’idée originale d’opposer noir et blanc pour le Kansas et couleurs pour le pays d’Oz, Raimi nous accompagne dans l’émerveillement. Comme la nouveauté du technicolor de l’époque, la 3D réussie nous immerge encore un peu plus lors de son arrivé sur les terres magiques. La bonne idée est aussi de ne pas avoir  vraiment modernisé ou stylisé les décors, gardant une cohérence avec l’œuvre de 1939. Avec même un petit passage chanté pour parfaire le tout.

Sam Raimi en plus de maitriser son visuel, s’est très bien entouré. James Franco en bateleur pathétique mais touchant, la magnifique et divine Michelle Williams (Michelle ma demande est dans ta boite aux lettres…), Mila Kunis, Rachel Weisz, Zach Braff et l’éternel Bruce Campbell, tous apporte une vérité à ce monde farfelu.

Alors bien sûr, tout cela reste une histoire de sorcières, de magie, de poupées de porcelaine enchantée, de gnomes et de singe qui parle. Et beaucoup se diront « mais alors il n’y a que ça ?  Pas de relecture moderne et sombre de ce compte ? »

Et si la meilleure idée de cette version 2013 de Oz était de garder cette fraicheur et ce côté enfantin de l’original ? Bien sûr, on peut lire, nous adulte, le parallèle entre magie « réelle » et illusion « truquée », mais l’essentiel est dans le dépaysement et la magie.

Alors retrouvez votre âme d’enfant, oubliez la noirceur à la mode, et envolez vous dès le 13 mars 2013 pour Oz.

Tags :, , , , ,

Pas encore de commentaire

Laisser un commentaire