Critique : Die Hard 5 Une Belle Journée Pour Mourir

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Die Hard 5 : Une Belle Journée Pour Mourir, réalisé par John Moore (avec Bruce Willis, vous vous en doutiez, le reste on s’en fiche de toute façon)

Synopsis : (Vous êtes vraiment sûr de vouloir lire ?) John McClane se rend en Russie pour libérer son fils emprisonné. Il apprend que ce dernier est un agent de la CIA hautement qualifié qui doit empêcher un vol d’armes nucléaires. Ils doivent affronter la mafia russe ensemble et faire face à un ennemi sur le point de déclencher une guerre.

Une belle journée pour crever !

(Titre Québecois oh combien prophétique)

Quelquefois… c’est dur quand on sort d’une salle de cinéma après avoir passé 1h35 en enfer, de se dire que ce n’est pas grave, ce n’est qu’un film après tout et p’i les 3 premiers étaient très bien et d’essayer de relativiser tant bien que mal. J’avoue qu’une fois installé dans la salle de cinéma, j’ai commencé à avoir des doutes quand imdb m’annonçait que le film durait 1h37 (le plus court de la saga). Une affreuse idée commença à germer dans mon esprit candide (oui je l’avoue j’étais assez naïvement enthousiaste et j’avais envie d’y croire)… Ce pourrait-il que ? Un film de cette envergure durant 90 min mais cela voudrait-il que…

Oui, oh cas ou vous en doutez, Die Hard 5 est une sale m***e ! Il n’y a pas d’autre mot et surtout il n’en mérite pas d’autre ! Ya pas à tortiller comme dirait Émile, ce film représente ni plus ni moins que le viol d’une icône de mon enfance, d’une agression innommable contre une saga qui se remettait déjà mal d’un 4e épisode qui reniait l’essence de la série dans une surenchère de scènes d’actions lambdas et d’une idéologie républicaine malvenue ! Rassurez-vous vous allez pouvoir réévaluer le 4e à la hausse en voyant cet « épisode ». D’ailleurs c’est même pas un DIE HARD BORDEL !

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L’intrigue, si on peut appeler ça une intrigue, nous présente McClane en Russie pour récupérer son fils et puis… y’a un trafiquant qui se fait enlever (pendant son procès), y’a des explosions, une poursuite, des explosions et OH OUI des répliques totalement débiles de Willis au milieu, du style : « Je suis en vacance bordel ! » et puis c’est tout. De tous les DIE HARD c’est le plus court, signe de remontage en catastrophe de la FOX qui a tenté de limiter les dommages. C’est bien simple, des pans entiers des trailers dispo sur la toile sont absents du film qui saute de scènes en scènes sans aucune cohérence avec des raccourcis « scénaristiques » que même un court métrage étudiant ne s’autoriserait pas.

Non mais j’ai une question pour les types de la FOX : Vous vous êtes pas rendu compte à un moment qu’il puait votre truc ?! Y’a pas eu un moment de lucidité durant vos brainstorming où vous vous êtes dit qu’un scénario d’une page ça allait être un peu léger ?!

Le pire dans ce film, après la réalisation (les acteurs, les décors, les FX et à peu près tout en fait) c’est que l’histoire (qui n’a rien à voir avec Die Hard je le rappelle) est d’une médiocrité sans aucune mesure, elle recycle tous les poncifs les plus éculés d’un mauvais (le genre navrant hein) cinéma Bis d’action au budget dérisoire et même ça, c’est un affront pour eux, parce qu’eux au moins, ils ont pas de budgets !

Les scènes d’actions sont misérables, filmées à la truelle, reniant tout ce que le cinéma d’action à pu apporter de beau dans le 7e Art, la poursuite en voiture dans les rues de Moscou est, à ce titre, une de plus gerbante que j’ai vu depuis longtemps (à des années lumières du 3e épisode), L’image tremble pour faire style, c’est illisible, il ya des gros plans moches sur les conducteurs pour faire croire qu’en fait c’est Willis qui conduit, t’es gentil mais on n’y croit pas une seconde John. L’utilisation de l’espace géographique (déjà malmené dans le 4e épisode) est invraisemblable ! Au cas où vous aviez un doute, le film nous déplace sans aucune logique. La mise en place des enjeux est inexistante et plus le film avance, plus cela devient insoutenable, car en plus d’être très con, l’histoire se prend très au sérieux et avance de plus en plus dans la connerie car n’ayant aucun enjeu digne de ce nom, elle se dit que plus elle fonce, plus on risque d’oublier la stupidité de l’ensemble.

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Willis n’y est plus que l’ombre de lui même et devient pitoyable à essayer de nous rappeler l’icône qu’il était dans les précédents volets. Sa relation avec son fils ? Je vais pas perdre du temps à en parler tellement c’est nul. Les méchants (oui y’en a plusieurs mais on s’en fiche), pffff c’est dur de parler d’eux car c’est le néant, juste tu rigoles nerveusement des fois tellement c’est con !

Là où l’entreprise devient malhonnête c’est que ce film vendu comme divertissement honorable, ce qu’il n’est pas, déjà, mais essaie à plusieurs moments de nous faire du pied en nous distillant plusieurs clins d’œil foireux aux épisodes précédents comme l’Ode à la Joie en fond sonore, l’évocation de Molly (l’ex-femme de McClane) ou encore une histoire de braquage qu’on essaie de raccrocher avec des sabots d’une taille de building tellement c’est crétin… et en ça ce film devient malhonnête, nous prenant pour des (con)somateurs se suffisant de quelques miettes disséminées durant un métrage infect à la (con)sommation. Passe encore que John Moore, « Yes Man » de la pire espèce (il a déjà massacré Max Payne), ait assuré « ce spectacle », mais vendre ce film en tentant de combler son vide par des références aux épisode antérieurs comme pour te dire : Hey j’ai vu les précédents épisodes, moi aussi t’as vu ?!, c’est tout bonnement insultant pour la saga.

Ouep, moi aussi j’ai vu les épisodes précédent, c’est juste du viol M. Moore. J’apprécierais juste que vous n’essayiez plus de faire d’affiliations hasardeuses avec mes icones d’enfance tant votre entreprise me donne la nausée !

aterraki

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