American Horror Story Asylum : Les démons de mes nuits

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Y’a des séries comme ça, au départ, on n’a pas la moindre envie du monde d’y jeter un œil. Puis, une fois le premier épisode lancé, on enchaîne le tout en même pas une semaine. Ça, c’était l’année dernière avec la première saison d’American Horror Story.

Pourtant, comme je vous le disais, c’était pas gagné d’avance. Primo, Ryan Murphy, c’est pas mon genre. Franchement, le mec derrière Nip/Tuck et Glee… Il m’a fallu un paquet de temps pour me mettre à American Horror Story. Étrangement, ce phénomène s’était également produit avec la première saison de Game of Thrones. Convaincu de tomber sur une série politico-chiante, j’ai failli passé à côté de la formidable œuvre que nous connaissons tous. Je me suis maté les neuf premiers en trois jours et ai rongé mon frein pendant une semaine pour enfin voir le dernier épisode. C’était dur.

La chose s’est donc reproduite avec AHS. Une semaine et la saison était pliée. Vous imaginez donc mon attente face à la seconde saison de la série, intitulée Asylum. J’étais… fou. Oui, c’est bien le mot.

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Le truc cool quand on débute une saison d’American Horror Story réside dans le fait de savoir qu’à la fin de la saison en question, toutes les intrigues seront bouclées. Anthologie de l’effroi, la série de Ryan Murphy enchaîne les saisons qui ne se ressemblent pas. De la maison hantée, on passe à l’asile. Changement de décor, mais également d’��poque : nous sommes dorénavant en 1964.

Autres temps, autres mœurs. Murphy en profite donc pour évoquer les horreurs, bien réelles cette fois, ayant cours dans l’Amérique des 60′s. Le racisme, l’extrèmisme religieux et surtout le traitement des malades en asile psychiatrique à cette époque font passer les autres monstres peuplant ce second chapitre pour des clowns.

Car Murphy n’oublie pas non plus de saupoudrer son intrigue de fantastique. Saupoudrer ? Plutôt asperger ! Anges, démons, aliens ou encore serial killer seront de la partie ! Too much ? Tant mieux ! La seule chose que j’avais à reprocher à la première saison de la série résidait d’un rythme assez lent et une intrigue ne tournant finalement qu’autour d’un sujet central : la maison. Ici, les personnages sont nombreux, les sous-intrigues se multiplient et s’entrecroisent avec brio et on se s’ennuie pas une seule seconde !

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Ce chapitre souffre tout de même d’un défaut : l’absence de question, ou plutôt leurs résolutions trop hâtives. Dans la première saison, on passait un bon paquet d’épisodes à se demander qui était l’homme dans la combinaison de cuir, quel était le passé de chaque personnage, qui était vivant ou un simple esprit, etc… À l’inverse, la seule question que l’on se pose continuellement devant Asylum tient en quelques mots : Va-t-il (ou elle) s’en sortir, et comment ?

On se pose cette question pour chaque protagoniste à différents moments de la saison. Autrement, le mystère n’est pas de mise cette année. Bloody Face ? On découvrira rapidement son identité. Le passé de Sœur Jude ? Idem ! Les révélations ne sont pas renversantes et on est loin du fameux twist concernant Violet lors de la première saison.

Finalement, American Horror Story Asylum est une meilleure saison que la précédente car elle a su poser un univers avec ses codes et ses gimmicks (« Dominique-nique-nique… »). Certaines scènes de bravoures resteront gravées dans ma mémoire de sériephile, mention spéciale à cette hallucination de Sœur Jude chantant The Name Game. La prestation de Jessica Lange, dans cette scène, et dans toute la série d’ailleurs, est… hallucinante, le mot est juste.

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Car c’est aussi le plaisir des retrouvailles et des rôles à contre-emploi qui font d’Asylum une saison formidable. Evan Peters prouve qu’il à la fois superbement jouer les psychopathes et les héros sains d’esprit, Dylan McDermott campe cette fois un rôle à la fois savoureux et complètement dingue loin de celui du bon père de famille un peu volage. Certains seconds rôles de la saison 1 explose ici en tant que récurrents : Lily Rabe, Sarah Paulson et surtout Zachary Quinto ! Pour en finir avec ce name dropping et file avec douceur vers la conclusion de ma critique, je ne peux m’empêcher d’évoquer Lizzie Brocheré, petite frenchie promise à un grand avenir et qui commence fort sa carrière aux US avec le rôle de Grace.

Ce chapitre 2 d’American Horror Story a tout bonnement fait passé la série de « très bonne » à « excellente ». Sa générosité, ses personnages et son ambiance m’ont transporté. Asylum est à l’image de son générique : dérangeant, choquant et diablement réussi.

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