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[Critique Reporter] Hunger Games : « May the odds be ever in your favor »

Hunger Games est l’adaptation du premier volet de la trilogie éponyme écrite par Suzanne Collins. Le film est réalisé par Gary Ross (Pleasantville, Pur Sang, La Légende de Seabiscuit).

Ce film nous plonge dans une Amérique du Nord futuriste, sans pour autant qu’on puisse définir réellement l’époque. On y découvre Panem, une société découpée en 12 districts, avec pour centre le Capitole. Les habitants voient leurs conditions de vie se dégrader à mesure que l’on s’éloigne du Centre. On apprend que suite à la rébellion du 13ème district, le gouvernement à mis en place des « hunger games ». Ainsi, chaque année, un tribut est prélevé par district : une jeune fille et un jeune garçon entre douze et dix-huit ans. Tout ce petit monde devront s’affronter jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un.
On fait la connaissance de Katniss Everdeen, 16 ans, jeune fille débrouillarde et grande sœur très protectrice qui va voir sa vie basculer le jour du tirage au sort de la 74ème édition du jeu, quand elle décide de se porter volontaire à la place de sa petite sœur.

Les Hunger Games sont une grand messe retransmise dans tous les districts, suivis religieusement par toute la nation de Panem. Ce jeu fait l’objet d’investissements phénoménaux : sponsors, paris et talk show. Katniss et Peeta vont faire la connaissance d’un monde à mille lieux de leur réalité quotidienne. Ils devront non seulement s’entraîner aux techniques de survie, mais en amont des jeux, ils vont apprendre que le paraître est extrêmement important et qu’il peut leur sauver la vie.

Hunger Games est une véritable dystopie dans la continuité d’un 1984 ou du Meilleur des Mondes. 
Mais ici, l’État police devient l’État divertissement. 
La mort est au centre de l’intrigue, mais les gens sont conditionnés pour ne pas verser dans le sentimentalisme. 
C’est l’instinct de survie qui prévaut et qui excite la foule :  »Panem et circenses », les Romains savaient comment divertir. 
Cette division en district rappellera Time Out d’Andrew Niccol, et son fameux Truman Show pour le côté TV reality.

Les acteurs du film, Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth et Elizabeth Banks que nous avons pu rencontré au détour d’une table ronde, ont dû se plier à un entraînement rigoureux : course à pied, escalade, tir à l’arc, lancé de poids, tout ça dans des conditions parfois difficiles.
 Elizabeth Banks nous a confié que plusieurs fois, acteurs et figurants étaient au bord de l’évanouissement. 
C’est un film à gros budget, le tournage à duré cinq mois en Caroline du Nord, mais Jennifer Lawrence nous a soutenu que l’ambiance relevait plus d’un film indépendant que d’un blockbuster : « Quand on a été Mystique dans X-Men Le Commencement, on fait vite la différence ».

Une mention spéciale aux seconds rôles prestigieux, tels que Woody Harrelson (Zombieland, Sexe entre amis, No Country for Old Men) en mentor un peu allumé – pas besoin d’être psy pour comprendre sa personnalité -, Stanley Tucci (The Lovely Bones, Le Diable s’habille en Prada), en Caeser, incarnant un présentateur-fou, à la manière du Chapelier toqué, qui maîtrise parfaitement les codes de l’Entertainment, et enfin Donald Sutherland en Président, figure divine qui inspire le respect mais également beaucoup de crainte.

Hunger Games est bien plus qu’un film de teenager en mal de sagas, et rompt littéralement avec l’adaptation stéréotypée d’un bestseller litteraire. 
Suzanne Collins explique notre monde en le transposant dans un avenir post-apocalyptique, où l’idée que le divertissement peu devenir asservissement est plus que sous-jacente. Nous qui n’avions pas lu les livres, sommes désormais accro et de futures lectrices.

So enjoy and Happy Hunger Games to All !

Nassima et Sabrina

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